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La liberté sans vibrations avec la Harley électrique

Perçue comme traditionaliste, la marque US convie presse et public à découvrir un prototype inédit.

Elle ne fait pas «petato-petato » , mais plutôt «shhhhooossssh», ou quelque chose comme ça. La moto sur laquelle on nous invite à monter n’est pas une Harley comme les autres. D’abord, c’est un prototype, fait à la main à juste 30 exemplaires, et surtout elle est propulsée par l’énergie électrique. Baptisée LiveWire (courant vivant, en gros), elle fait son show sur le bitume onduleux d’une des innombrables pistes du site d’essais de Michelin, près de Clermont-Ferrand. C’est la deuxième étape du périple européen de ce que les responsables de Harley- Davidson ont appelé le «Project LiveWire Experience Tour». Ou comment jauger les réactions du public, possesseur de Harley ou non, face au tournant radical que la Motor Company s’apprête à prendre et qui, à première vue (mais seulement à première vue), va à l’opposé de ce que l’on imagine être le rêve américain de liberté. Sont conviés une brochette de journalistes et quelque 1000 invités tirés au sort parmi les quidams qui ont bien voulu s’inscrire sur le site Web dédié au projet LiveWire.

«Ce projet a démarré déjà en 2011, mais à l’époque il était secret, et personne ne devait savoir que nous planchions sur une moto électrique», déclare Gérard Staedlin, grand responsable de la marque américaine pour la France. Le voile n’a été levé que l’été dernier, juste après des fuites médiatiques probablement savamment orchestrées, où l’on voyait l’une des héroïnes d’un film en préparation de la série des Avengers répéter ses cascades au guidon de l’engin.

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