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Nissan renonce à certains gonfleurs d'airbag

Après Toyota, le japonais Nissan bannit les gonfleurs d'airbag de Takata, à l'origine du scandale.

A l'avenir, le groupe Nissan n'utilisera plus de gonfleurs contenant du nitrate d'ammonium, soupçonnés d'être à l'origine de dysfonctionnements mortels d'airbags. (Image d'archive - 9 novembre 2011)
A l'avenir, le groupe Nissan n'utilisera plus de gonfleurs contenant du nitrate d'ammonium, soupçonnés d'être à l'origine de dysfonctionnements mortels d'airbags. (Image d'archive - 9 novembre 2011)
Reuters

Le constructeur d'automobiles japonais Nissan a annoncé samedi qu'il n'utiliserait plus certains gonfleurs d'airbags de son compatriote Takata, aux prises avec un scandale qui menace son avenir. «Nous avons décidé de ne plus utiliser de gonfleurs contenant du nitrate d'ammonium pour nos futurs modèles», a déclaré le groupe dans un communiqué, soulignant que sa «priorité numéro un était la sécurité de ses clients».

Le PDG de Toyota avait fait vendredi des déclarations similaires.

Le nitrate d'ammonium est soupçonné d'être un des facteurs à l'origine des explosions d'airbags et Takata s'est engagé à ne plus utiliser ce gaz d'ici à la fin 2018.

«Surpris et déçu»

Nissan s'était dit mercredi «surpris et déçu par les révélations des autorités américaines sur la conduite de Takata», accusé d'avoir dissimulé les défauts de ses gonfleurs d'airbags dont certains explosent même en cas de collision mineure, projetant alors des fragments de métal et de plastique.

Ce problème est à l'origine de huit décès dans le monde, dont sept aux Etats-Unis, et de quelque 50 millions de rappels de véhicules.

Puni d'une lourde amende aux Etats-Unis, Takata, spécialiste des ceintures et coussins de sécurité, a été lâché par ses principaux clients, au premier rang desquels Honda qui lui a reproché d'avoir «manipulé des données». Mazda, Mitsubishi Motors et Subaru (Fuji Heavy) envisagent de faire de même.

A la Bourse de Tokyo, l'action Takata a perdu près de 40% en trois séances cette semaine, les investisseurs s'interrogeant sur l'avenir de cette entreprise octogénaire qui emploie quelque 49'000 salariés à travers le monde.

(AFP)

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