Vendredi 13, chats noirs et sorcières

FamillePlus de 20 lieux participent à la Nuit des contes dans le canton.

L'an dernier, la Nuit des contes a réuni plus de 60 000 participants en Suisse.

L'an dernier, la Nuit des contes a réuni plus de 60 000 participants en Suisse. Image: DR

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«Il était une fois…» Quatre petits mots dont les enfants raffolent car synonymes de passeport à destination d’un univers enchanté. Longtemps oubliée, la tradition des contes retrouve ces dernières décennies l’écoute du public. En témoignent les quelque 600 «conteries» qui auront lieu durant la nuit du 13 novembre, dont une vingtaine dans le canton de Vaud. Pour chapeauter cette 25ème édition de la Nuit des contes, l’Institut suisse Jeunesse et Médias (ISJM), en collaboration avec l’Unicef Suisse et Bibliomedia, ce dernier fournissant des livres aux bibliothèques.

Patrimoine oral

«Notre rôle, c’est de choisir un thème pour cet événement qui se passe chaque deuxième vendredi de novembre. Comme il tombe cette fois sur un vendredi 13, c’était tout trouvé: les sorcières et les chats noirs!» explique Brigitte Praplan, à l’antenne romande de l’ISJM. L’organisme, dont la mission est de promouvoir la lecture et la littérature auprès de la jeunesse, soutient les espaces qui souhaitent participer, notamment au travers de cours sur l’art et la manière de conter et par la distribution de flyer illustré cette année par l’auteur lausannois de livres pour enfants Etienne Delessert.

Bibliothèques, musées, collèges et salles communales, c’est selon, ont concocté leur propre formule de contes, sur fond de musique, atelier de bricolage, balade, chasse au trésor etc., et ceci pour un public de tout âge, des tout petits aux adolescents. Quant aux histoires racontées, elles font évidemment la part belle aux horribles sorcières et aux superstitieux chats noirs mais également à des récits ancrés dans le terroir. Car les contes, c’est aussi une histoire de «patrimoine local et oral», bien plus proche de la tradition romande que ne l’est Halloween. «On redécouvre l’importance des passeurs de mots. Tous les cantons romands recèlent de contes, parfois en patois, qui se retrouvent réinterprétés par chaque nouvelle génération.»

Enfin, preuve que dans le conte, tout est bon: «Il nourrit l’imaginaire et fait office de lecture du monde, s’enthousiasme Brigitte Praplan. La parole contée est différente de la parole quotidienne qui se situe, elle, dans un registre plus fonctionnel. L’enfant écoute un récit où la langue est plus élaborée, plus riche, avec différentes intonations et une certaine intimité entre le conteur et son public. Baigner dans les contes peut faciliter l’entrée dans l’écrit des tout-petits.»

La Nuit du conte en Suisse 2015

70 lieux participent à l’événement en Suisse romande, dont plus d’une vingtaine dans le canton de Vaud. Plus d’infos en pages 21 à 30 du programme (PDF) que l’on peut trouver sur le site www.isjm.ch (24 heures)

Créé: 11.11.2015, 14h14

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