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Pandémie dans les structures d’accueil«Avec douze cas de Covid, pourquoi notre garderie n’a-t-elle pas pu fermer?»

Le centre de vie enfantine de Tivoli, à Lausanne, ne comprend pas pourquoi il a dû rester ouvert, malgré plusieurs éducatrices à l’isolement. La garderie et la Ville en appellent au médecin cantonal, qui leur renvoie la balle.

Certaines garderies restent ouvertes malgré de nombreux cas de coronavirus avérés parmi les collaborateurs.
Certaines garderies restent ouvertes malgré de nombreux cas de coronavirus avérés parmi les collaborateurs.
KEYSTONE

«La situation est catastrophique!» Alexia Denti, la directrice de la garderie de Tivoli, à Lausanne, est à bout. Le cas de ce centre de vie enfantine (CVE) n’est pas unique dans le canton. Cette structure privée subventionnée fait partie des institutions qui restent ouvertes bien que ses éducatrices soient tombées malades les unes après les autres.

En dix jours, cette crèche compte douze malades (toutes à l’isolement), sur une équipe de quinze employées fixes et plusieurs remplaçantes. Désormais, Alexia Denti appelle le médecin cantonal à décider des fermetures, mêmes partielles, plus rapidement. Car pour elle une fermeture de quelques jours aurait «probablement» permis de limiter la propagation du virus. Un cas pas unique, donc, mais seules trois institutions sont fermées partiellement à l’heure actuelle (notre édition du 28 mars).

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