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Intégrale des quatuorsAvec Beethoven dans ses bagages

Le Quatuor Sine Nomine sillonne les églises de la région lausannoise pour interpréter les 16 quatuors à cordes du compositeur. Première escale à Montheron.

Le Quatuor Sine Nomine se lance pour la deuxième fois dans une intégrale des quatuors de Beethoven.
Le Quatuor Sine Nomine se lance pour la deuxième fois dans une intégrale des quatuors de Beethoven.
Anne-Laure Lechat

Consacrer une vie au quatuor à cordes, c’est forcément avoir envie de gravir les sommets du genre érigés par Beethoven, une contribution qui a façonné tout ce qui a été écrit ensuite pour ce répertoire depuis deux siècles. À plus forte raison l’année du 250e anniversaire du compositeur. Alors, le Quatuor Sine Nomine s’est remis en route sur cet itinéraire déjà balisé, en proposant huit escales de fin août à fin novembre dans quatre églises de la région. Entre 2008 et 2011, l’ensemble lausannois avait déjà parcouru l’entier du massif beethovénien; c’était à l’Aula des Cèdres, en parallèle à l’intégrale des sonates pour piano jouées par Peter Rösel. «Il faut se méfier des défis sportifs, fait remarquer Hans Egidi, altiste de l’ensemble. Mais artistiquement, ce n’est pas tout à fait la même chose de les jouer sur trois mois ou sur quatre ans! Là, on peut en avoir une vue plus globale et c’est passionnant.»

«Il faut se méfier des défis sportifs, mais artistiquement, ce n’est pas tout à fait la même chose de les jouer sur trois mois ou sur quatre ans!»

Hans Egidi, altiste de l’ensemble Sine Nomine

Toujours en quête d’un lieu idéal pour présenter la musique de chambre, les membres de Sine Nomine ont décidé de ne pas choisir et de vagabonder. «C’est en réalité le violoncelliste Thomas Demenga qui nous a donné cette envie, poursuit Hans Egidi. Il avait donné les six suites pour violoncelle de Bach dans six églises fribourgeoises et l’idée nous a plu. Les églises où nous jouons font aussi partie du patrimoine.» Sine Nomine se refuse donc à faire du sur-place et invite le public à le suivre dans ce parcours forcément exigeant.

De lassitude, il n’y en a pas une once dans l’enthousiasme des quartettistes réunis depuis 1985. L’altiste garde encore très fort en mémoire l’enregistrement des six «Quatuors opus 18» en 2018 comme le plus beau souvenir d’enregistrement de l’ensemble. Le retour à Beethoven s’est imposé ce printemps comme une évidence: «La série avait déjà été prévue bien à l’avance, et on s’attendait à devoir les travailler sur nos vacances d’été, mais comme il ne se passait plus rien pendant le confinement, nous avons eu tout le temps de les répéter. Peut-être est-ce un peu gonflé, mais on commence à les connaître!»

Inscription recommandée sur www.quatuorsinenomine.ch