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NouveautéAvec le DBX, Aston Martin passe à son tour au SUV

Motorisé comme une DB11 ou une Vantage, il brille aussi bien en conduite rapide sur route
qu’en tout-terrain.

L’Aston Martin DBX, un SUV qui sait aussi se montrer à l’aise loin du bitume.
Aston Martin DBX
L’Aston Martin DBX, un SUV qui sait aussi se montrer à l’aise loin du bitume.
Aston Martin

L’engouement du public pour les SUV est tel qu’aucune marque, fût-elle de luxe, de sport ou même de prestige, ne saurait négliger ce segment impunément. Porsche avait ouvert la boîte de Pandore il y a dix-huitans déjà et, depuis lors, même des marques comme Bentley ou Maserati se sont engouffrées dans cette niche susceptible de doper les ventes. C’est maintenant le tour d’Aston Martin, avec le DBX.

Le constructeur anglais de tradition a aménagé à St. Athan, au Pays de Galles, une usine spécialement dédiée à la production de son SUV. Il a dû développer à cet effet une nouvelle plateforme, bien que le véhicule emprunte de nombreux éléments aux voitures de sport et fasse un large usage d’aluminium.

Par sa calandre, le DBX est facilement identifiable comme un produit Aston Martin. Basée sur un empattement long de plus de troismètres, la belle carrosserie offre une habitabilité très généreuse et une ample garde au toit. Les vitres latérales dépourvues de cadre affinent la silhouette et un grand toit vitré occultable laisse pénétrer la lumière. Les poignées de porte sont encastrées et des orifices aménagés dans les arches de roue dirigent l’air sur les immenses disques de frein pour les refroidir.

Matériaux naturels

À l’intérieur, le client a le choix entre différentes décorations en bois précieux, matériaux composites ou métal. Les textiles sont composés à 80% de laine vierge et il est possible de commander des applications de ronce de noyer usinées dans la masse. Les sièges avant, garnis de cuir pleine fleur, procurent le même maintien que ceux des voitures de sport, l’assise rehaussée en prime.

On est frappé par l’absence de sélecteur de vitesses dans la console médiane, cette commande étant remplacée par des touches (P R N D) au tableau de bord, au-dessus d’un écran central élégamment intégré. L’instrumentation de bord digitale est entièrement configurable.

Une pression sur le bouton de démarrage, placé au centre de la planche de bord, et le puissant V8 biturbo de 4litres émet un rugissement que l’échappement à clapet permet de moduler. Le système de désactivation d’une partie des cylindres modère la consommation en conduite apaisée (tout de même 14,3l/100km en cycle mixte selon WLTP). Mais la moindre pression sur l’accélérateur génère une poussée énergique et immédiate.

Grâce aux neuf rapports de la boîte automatique, le V8 se trouve constamment dans la plage de régime adéquate, qui varie selon le mode de conduite choisi (GT, Sport, Sport+, Individual, Terrain, Terrain+). Grâce à des palettes solidaires de la colonne de direction, le conducteur peut interagir manuellement.

En situation normale, le DBX est un SUV à roues arrière motrices. Mais dès qu’une perte d’adhérence est décelée, ce qui peut se produire très rapidement vu l’énorme puissance disponible, une partie du couple est automatiquement transférée au train avant et gérée par les différentiels actifs. Une mention spéciale à la direction, d’une précision jamais vue sur un SUV.

Suspensions adaptatives

Le DBX est équipé de suspensions pneumatiques adaptatives. Elles atténuent le roulement un peu dur des généreuses roues de 22pouces et compensent très efficacement le roulis en virage. Le DBX vire donc bien à plat, comme une vraie voiture de sport, même si le centre de gravité rehaussé le pénalise forcément en termes d’agilité.

Mais les suspensions pneumatiques présentent aussi un avantage de taille en conduite tout-terrain, dans la mesure où la garde au sol peut être non seulement abaissée de 45mm, mais également rehaussée de 50mm.

Les acheteurs d’un véhicule aussi élégant et coûteux auront évidemment des scrupules à s’engager dans la boue et la caillasse. Pourtant, un parcours tout-terrain comportant diverses difficultés a démontré que le DBX y faisait face en toute décontraction.

Le contrôle de vitesse en descente permet de plonger dans l’abîme sans toucher la pédale de frein et des gués de 50centimètres de profondeur sont franchissables sans inconvénient. Détail intéressant: comme les portes recouvrent entièrement les bas de caisse, on ne se salit pas les bas de pantalon.

1 commentaire
    Derazey Patrick

    Et je vous la mets à combien cette merveille ?