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Mort du général GuisanAvenches célèbre «son» général en photos et en casquettes

L’ancien commandant en chef de l’armée suisse était bourgeois de la cité romaine, qui lui rend hommage.

«Accueil de Guisan sur la place de l’Église, le 24 août 1940. On sent Avenches vibrer pour son Général, les participants comme transcendés par le moment, un moment unique dans leur vie», décrit Michel Doleires.
«Accueil de Guisan sur la place de l’Église, le 24 août 1940. On sent Avenches vibrer pour son Général, les participants comme transcendés par le moment, un moment unique dans leur vie», décrit Michel Doleires.
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«Celui qui marche juste et droit ne craint rien». Telle est la devise de la famille Guisan, originaire d’Avenches, ville qui s’apprête à marquer le 60e anniversaire de la mort du plus illustre représentant de la famille, le général Henri Guisan. L’ancien commandant en chef de l’armée suisse, durant la Seconde Guerre mondiale, est décédé le 7 avril 1960 à Pully, à l’âge de 86 ans. «La cérémonie officielle était prévue le jour même. Pour ce faire, j’avais livré l’exposition le 12 mars, mais le lendemain, le semi-confinement était imposé», relate Michel Doleires, qui vernit une exposition nommée «Avenches et son général», ce jeudi 8 octobre, dès 17 h 30.

Pour la mettre en place, la Commune avait lancé un appel, fin 2019, à ses citoyens. L’idée était de visiter les greniers, à la recherche de documents, photographies, voire objets évoquant son passage. «Il faut préciser que le général n’a jamais vécu à Avenches, mais j’ai quand même reçu de sympathiques photos anciennes de ses passages dans la cité romaine», reprend l’ancien directeur de l’Office du tourisme. En parallèle, des écoliers ont réalisé une galerie de casquettes du militaire en impression 3D, qui sera ensuite transférée à la bibliothèque scolaire.

«Filles d’Arnold Guisan, Josette et Françoise portent le diplôme de membre d’honneur décerné par la société de tir des Bourgeois à son combourgeois, Henri Guisan», présente Michel Doleires au sujet de cette trouvaille.
«Filles d’Arnold Guisan, Josette et Françoise portent le diplôme de membre d’honneur décerné par la société de tir des Bourgeois à son combourgeois, Henri Guisan», présente Michel Doleires au sujet de cette trouvaille.
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Huit panneaux

Le fondateur du Tattoo d’Avenches en a tiré huit panneaux explicatifs, qui seront visibles dans le hall d’entrée de l’Hôtel-de-Ville, ces prochains jours. «On y ressent notamment la ferveur populaire lors de son invitation officielle par la Commune d’Avenches, le 24 août 1940, où on le voit au Musée romain, au haras, au centre-ville ou avec les demoiselles d’honneur», poursuit Michel Doleires, qui a pu identifier quelques personnes présentes sur ces documents.

«On y ressent la ferveur populaire lors de son invitation officielle par la Commune d’Avenches, le 24 août 1940, où on le voit au Musée romain, au haras, au centre-ville ou avec les demoiselles d’honneur»

Michel Doleires, responsable de l’exposition «Avenches et son général»

Des témoins de ses passages pourraient assister au vernissage. Notamment une descendante d’une autre famille Guisan, posant avec son diplôme de membre d’honneur de la société de tir des Bourgeois en 1946, ou une jeune fille embrassée par le général en 1954, quand les Bourgeois marquaient ses 80 ans.

«Personne n’a rapporté la fameuse casquette du Général, disparue dans le cadre du chantier de rénovation de l’Hôtel-de-Ville, de 2016 à 2018», sourit encore celui qui est aussi bourgeois de la cité. Avenches possédait une réplique des casquettes que portait le charismatique chef militaire. Cette relique mélangeant deux ordonnances était exposée dans le bâtiment. Mais elle n’a pas été retrouvée à la fin du chantier. Les locaux abritent toutefois une «salle Guisan». En 1969, la ville avait aussi élevé un buste en l’honneur de son illustre combourgeois.

«Guisan à la sortie du Palais fédéral, le 30 août 1939, après son élection au rang de Général, Commandant en Chef de l’armée. Il est entouré par le Conseil fédéral, et la foule, massée sur la place Fédérale, entonne spontanément l’hymne national. Et je me dis, quel destin, quand même, pour cet homme que rien au départ ne prédestinait à jouer un tel rôle pour son pays», souffle encore le responsable au sujet de cette photo de son exposition.
«Guisan à la sortie du Palais fédéral, le 30 août 1939, après son élection au rang de Général, Commandant en Chef de l’armée. Il est entouré par le Conseil fédéral, et la foule, massée sur la place Fédérale, entonne spontanément l’hymne national. Et je me dis, quel destin, quand même, pour cet homme que rien au départ ne prédestinait à jouer un tel rôle pour son pays», souffle encore le responsable au sujet de cette photo de son exposition.
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«Avenches et son général», exposition de photos à voir jusqu’au 1er décembre dans le hall de l’Hôtel-de-Ville. Vernissage jeudi 8 octobre dès 17 h 30 sur inscription. Masque obligatoire.