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États-UnisBank of America renonce à financer les forages en Arctique

Il s’agit de la première grande banque américaine à annoncer une telle décision alors que l’administration Trump a lancé une procédure visant à vendre des concessions pétrolières et gazières en Alaska.

Le gouvernement de Donald Trump a lancé formellement mi-novembre une procédure visant à vendre des concessions pétrolières et gazières dans le refuge national de la faune de l’Arctique, en Alaska (archives).
Le gouvernement de Donald Trump a lancé formellement mi-novembre une procédure visant à vendre des concessions pétrolières et gazières dans le refuge national de la faune de l’Arctique, en Alaska (archives).
KEYSTONE/AP/David Goldman

Bank of America a indiqué lundi avoir formellement renoncé à prêter de l’argent pour des projets de forages pétroliers et gaziers dans l’Arctique. Elle devient ainsi la dernière grande banque américaine à suivre cette voie.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole de l’établissement a confirmé que Bank of America avait exclu de financer des nouveaux programmes de forage dans cette zone, une information rapportée dans un premier temps par l’agence Bloomberg. L’association de protection de l’environnement Sierra Club s’est félicitée de cette décision.

«Goldman Sachs, Morgan Stanley, Chase, Wells Fargo, et Citi ont fait part cette année de politiques similaires», a rappelé l’ONG dans un communiqué. «Bank of America faisait face depuis plusieurs mois à une pression croissante de la part de communautés indigènes, de défenseurs de l’environnement, et d’actionnaires, pour leur emboîter le pas», a ajouté l’organisation.

Refuge national

Cette décision intervient alors que le gouvernement de Donald Trump a lancé formellement mi-novembre une procédure visant à vendre des concessions pétrolières et gazières dans le refuge national de la faune de l’Arctique, en Alaska, où vivent plusieurs espèces protégées dont des ours polaires et des caribous.

Cela signifie que la vente pourrait théoriquement intervenir avant le 20 janvier, date d’investiture du futur président américain Joe Biden. Plusieurs observateurs doutent toutefois de la possibilité de conclure le processus avant cette date.

Avec les prix de l’or noir à un faible niveau -aux alentours de 45 dollars le baril actuellement- il n’est par ailleurs pas certain que les concessions proposées par l’État, dans une zone éloignée de toute infrastructure d’ampleur et où l’exploitation de pétrole et de gaz pourrait se révéler coûteuse, attirent les cadors du secteur.

«Maintenant que toutes les grandes banques américaines ont déclaré sans équivoque qu’elles ne financeront pas cette activité destructrice, il est plus que jamais évident que toute compagnie pétrolière envisageant de participer à la vente peu judicieuse de concessions par Trump devrait rester à l’écart», a souligné un responsable du Sierra Club Ben Cushing, dans le communiqué.

ATS/NXP