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On achève mal le classique (6/7)Bartók, ou l’histoire d’un alto orphelin

Le compositeur hongrois Béla Bartók en 1927.
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Pour une fois qu’un instrument peu considéré par les génies de la musique trouvait une place au soleil, au-devant de la scène, tenant enfin sa revanche face à ses plus illustres concurrents, violons par-dessus tout Mais non, le destin a une fois encore frappé l’alto, cette voix si humaine à qui Béla Bartók a voulu rendre justice en lui dédiant une pièce entière. Le «Concerto» imaginé par le Hongrois restera pourtant inachevé, tout comme le «Concerto pour piano No 3», auquel il ne manquait qu’une poignée de détails. Alors qu’il noircit en 1945 ces partitions, le compositeur vit depuis près de cinq ans aux États-Unis, poussé vers l’exil par le conflit mondial.

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