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Art numériqueBeeple, l’artiste que personne n’a vu venir

Méconnu mais aussi mésestimé, l’art digital profitera-t-il de la vente record d’un collage virtuel de l’Américain? Le buzz est mondial, les enjeux essentiels.

C’est un acheteur qui s’est fait connaître sous le pseudonyme de Metakovan qui a payé 69,3 millions pour «Everydays: The First 5,000 Days» de Beeple, Mike Winkelmann.
C’est un acheteur qui s’est fait connaître sous le pseudonyme de Metakovan qui a payé 69,3 millions pour «Everydays: The First 5,000 Days» de Beeple, Mike Winkelmann.
Keystone

Si on en parle, si depuis quelques jours Beeple est devenu un nom d’artiste, inutile de se le cacher, c’est parce que l’homme à suivre vaut 69,3 millions de dollars, le prix d’un buzz mondial comme celui de son collage de 5000 images numériques vendu après quinze jours d’enchères en ligne, façon Ebay. Sauf que le succès porte la signature de Christie’s, avec une première mise établie à 100 dollars.

Sans réels antécédents, difficile d’évaluer une œuvre numérique! La scène est peut-être foisonnante, florissante – et même populaire – mais le marché balbutie. Quant aux galeries et aux musées, ils campent sur leur retenue. Une œuvre digitale, en plus d’être suspectée d’un manque de créativité personnelle, peine sur le critère de l’exclusivité. Comment garantir l’unicité et l’authenticité?

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