Assemblée des déléguésRéuni à Zoug, le PLR ne veut pas d’une 13e rente AVS
Les membres se sont prononcés ce samedi sur les deux sujets soumis à votation le 3 mars. Thierry Burkart a par ailleurs reconnu que le parti n’a pas atteint ses objectifs en octobre.

Le président du Parti libéral-radical (PLR) Thierry Burkart a fait samedi, lors de l’assemblée des délégués du parti à Zoug, une rétrospective critique des élections fédérales d’octobre. Plus que jamais, un parti comme le PLR est nécessaire.
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«Nous devons constater que nous n’avons pas atteint notre objectif», a déclaré le président du parti. Le PLR Suisse a dû accepter un résultat qu’il n’a pas souhaité. Thierry Burkart a cité entre autres la «débâcle autour de Credit Suisse» comme explication. Celle-ci a eu, selon lui, une influence négative sur la perception du parti dans la population.
Autre pierre d’achoppement, l’apparentement de listes. Certaines voix critiques ont considéré que le PLR s’est jeté dans les bras de l’UDC. Mais en tant que parti, il faut prendre son mal en patience et s’engager dans des apparentements de listes pour ne pas être d’emblée désavantagé. À l’avenir, selon Thierry Burkart, les apparentements de listes doivent toutefois passer à la trappe. C’est d’ailleurs ce qu’il a fait savoir au Parlement.
Non à la 13e rente
Par ailleurs, le PLR a pris position sur les deux sujets soumis au peuple le 3 mars. C’est oui à l’initiative des Jeunes PLR sur les rentes et non à la 13e rente AVS.
L’assemblée des délégués du PLR recommande par 328 voix contre 3 de voter oui à l’initiative des Jeunes PLR sur les rentes. Elle prévoit de relever l’âge de la retraite à 66 ans pour tout le monde d’ici à 2033 par tranche de deux mois, avant de la lier à l’espérance de vie. En 2050, l’âge de la retraite serait ainsi d’environ 67 ans et 7 mois.
Ce texte est un instrument efficace pour financer durablement la prévoyance vieillesse qui risque de se retrouver dans les chiffres rouges ces prochaines années en raison de l’augmentation de l’espérance de vie et du nombre croissant de retraités, estiment les délégués du PLR. L’initiative assure les rentes des générations futures.
Le parti recommande par contre par 232 voix contre 2 et 11 abstentions de rejeter l’initiative pour une 13e rente AVS. Une approbation plomberait encore davantage les finances de l’AVS, car elle demande le versement d’une 13e rente à tous les retraités, qu’ils en aient besoin ou non.
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«Nous vivons au-dessus de nos moyens»
La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a réaffirmé l’importance d’un budget équilibré pour la Suisse. «Nous vivons au-dessus de nos moyens et mettons en péril un atout important de la Suisse: la stabilité financière», a déclaré la saint-galloise.
Il ne s’agit pas du catastrophisme professionnel d’une ministre des Finances, a déclaré la conseillère fédérale PLR. Les causes de la croissance des dépenses sont évidentes: il s’agit avant tout de l’augmentation des dépenses pour l’AVS et de la croissance des dépenses pour l’armée.
Dans le secteur machines-outils, les demandes de chômage partiel sont en hausse à cause de la faiblesse actuelle des principaux marchés d’exportation. Elle a mis en garde contre une possible récession en raison de la situation géopolitique tendue. Et la perception publique n’a pas encore conscience de l’endettement croissant de nombreux États.
Débats difficiles à venir
«Je ne veux en aucun cas peindre le diable sur la muraille», a déclaré Karin Keller-Sutter, «mais je tiens à souligner que nous devons nous préparer à des débats budgétaires difficiles dans les années à venir».
La ministre a réaffirmé la nécessité du frein à l’endettement, même si celui-ci est régulièrement remis en question. Pour la Suisse, avec son économie nationale ouverte et sa propre monnaie, la discipline et la stabilité financières sont essentielles. Afin de préserver la marge de manœuvre, le Conseil fédéral veut réexaminer toutes les tâches et subventions, y compris les prestations de transfert, c’est-à-dire les tâches essentielles de l’État.
Le gouvernement veut en outre réexaminer la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons. Il faut à nouveau davantage appliquer la subsidiarité et le principe selon lequel les coûts des prestations de l’État doivent être supportés là où elles sont fournies, a expliqué Karin Keller-Sutter.
Des relations stables avec l’UE
Les relations avec l’Union européenne faisaient également partie des sujets abordés à l’occasion de cette assemblée. Le Conseil fédéral est intéressé à développer et stabiliser la voie bilatérale avec l’UE tout en préservant les «intérêts essentiels» de la Suisse. C’est ce qu’a déclaré le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis dans son discours.
Une stabilisation de la voie bilatérale avec l’UE est indispensable, a déclaré le conseiller fédéral PLR, citant trois raisons importantes: la situation géographique de la Suisse, l’instabilité du contexte international et l’économie. Cette dernière est la source de la prospérité de la Suisse. De plus, sans relations stables avec des partenaires commerciaux importants, les innovations se feront davantage ailleurs.
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Le 15 décembre 2023, la Suisse a décidé de poursuivre la voie bilatérale. «C’est aussi la voie libérale, la voie du PLR», a déclaré Ignazio Cassis. «Nous devrions donc poursuivre ensemble cette voie.»
Le Conseil fédéral a adopté un mandat de négociation et la Commission européenne a publié son projet de mandat. L’objectif déclaré, tant du côté suisse que du côté européen, est de pouvoir entamer les négociations dans deux à trois mois.
ATS
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