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Le vin pour les presque nuls«Bio ou pas, il ne faut pas être dogmatique»

L’œnologue Dorian Amar publie un dialogue imaginaire pour expliquer les enjeux du vin. S’il cultive très nature, il comprend les traditions.

Dorian Amar a multiplié les expériences en Europe avant d’écrire son livre. 
Dorian Amar a multiplié les expériences en Europe avant d’écrire son livre. 
Pascale Marry

On l’atteint en Grèce, où il a travaillé cinq ans à monter le Domaine de l’Apocalypse cher à Josef Zisyadis. Il y attend une possibilité de rejoindre la Géorgie où il a été engagé pour faire du vin sans soufre en Kakhétie, la plus ancienne région du vin. Mais le Cannois a aussi passé quatre ans chez Gilles Wannaz, à Chenaux, un an chez les Frères Dutruy, à Founex, ou deux ans avec Raymond Paccot, à Féchy. «C’est vrai que je suis toujours un peu dans le même milieu, avec des vignerons qui cherchent à être le plus respectueux possible.»

Celui qui cumule les diplômes de forestier, de viticulteur et d’ingénieur œnologue sort un nouveau livre, né de quelques discussions avec des amis sur les vins bios, biodynamiques ou natures. Il y fait dialoguer quatre amis dans un style poétique, mais qui permet de faire l’histoire de la viticulture, et de parler de nature, d’écologie, de bio et de soufre, de dégustation et de terroir, d’une manière accessible à l’amateur qu’est Laurent, le narrateur. Surtout, il ne livre pas un plaidoyer pour les vins nature qu’il affectionne. Mais une déclaration d’amour à ces breuvages.

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