Boxe jeudi à CarougeYoann Kongolo vient faire la fête à Patrick Kinigamazi
Après avoir purgé une suspension de quatre ans pour dopage, le boxeur lausannois va remonter sur le ring de Carouge à l’occasion de l’anniversaire de l’ex-champion du monde.

Il y a plusieurs manières de passer un cap, de se mettre en quarantaine, à l’image de Patrick Kinigamazi l’an passé. Au lieu de se retrouver K.-O. dans un bar, en célébrant son 40e anniversaire avec ses amis, l’ex-quintuple champion du monde WBF a préféré leur proposer un meeting à la salle des fêtes de Carouge. «Plutôt que de dépenser beaucoup d’argent en boîte, mes amis ont trouvé plus sympa de me financer ce meeting qui se déroule entre nous, sans sponsor», savoure celui qui est né un 2 mars au Rwanda.

C’est désormais une tradition: chaque année autour de cette date, l’organisateur de réunions pugilistiques a décidé de faire la fête avec des proches du milieu, autour d’un ring. Ce sera à nouveau le cas ce jeudi au bord de l’Arve avec quatre combats pros au programme. L’occasion pour lui d’amener à Genève Yoann Kongolo qui, à 36 ans, demeure aujourd’hui l’un des plus talentueux boxeurs de sa génération que la Suisse ait connu.
En un mot, le Lausannois de la Bourdonnette, qui a aussi été champion du monde de karaté et de kick-boxing, ne laisse personne indifférent. «Qu’il gagne ou qu’il perde, il dégage un tel charisme qu’on tombe très vite sous son charme, sourit le promoteur. C’est un joli cadeau qu’il me fait en acceptant de venir boxer à Genève.»
Le natif de la Cité de Calvin (il est né un 11 septembre), qui présente un palmarès de 14 victoires en 15 combats, défiera à Carouge le Roumain Alexandru Crasnitchii, 11 combats, 5 succès, 5 nuls, 1 défaite.
Suspendu quatre ans après un contrôle positif (il avait ingurgité des gélules pour maigrir contenant des produits figurant sur la liste des produits interdits), le super-moyen doté d’une forte puissance de frappe est bien décidé à rattraper le temps perdu. «C’était une grosse erreur de ma part», regrette le boxeur vaudois, qui a hâte de remonter dans les classements pour aller chercher une ceinture intercontinentale ou mondiale avant de raccrocher ses gants.
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Grâce à son potentiel et à sa détermination, il peut postuler rapidement au haut niveau à condition de faire l’effort et les sacrifices nécessaires. «Durant mon arrêt forcé, j’ai acquis de la maturité et une certaine sérénité, assure-t-il. J’ai beaucoup appris. J’avais des propositions d’aller boxer à l’étranger mais je ne pouvais pas refuser la demande de mon ami Patrick que j’apprécie énormément.»
Un retour au premier plan auquel aspire également Arber Ibishi (30 ans), handicapé par la crise du Covid et surtout par une douloureuse blessure à une épaule. Le Nyonnais sera la tête d’affiche de la soirée au même titre que le Genevois Benjamin Claude et le super-welter français Lakhdar Ouzar. Ils sont tous prêts à passer un cap.
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