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Médias et sportCacher ses préférences au micro est un art

Pour devenir reporter sportif, il a fallu être supporter un jour à l’autre, ce qui ne doit jamais se deviner. Avec la pratique et l’âge, les fervents thuriféraires deviennent moins partisans.

Julian Alaphilippe et Marion Rousse, commentatrice et plus grande fan.
Julian Alaphilippe et Marion Rousse, commentatrice et plus grande fan.
PRESSE SPORTS

Les interventions divinement propres de Frank Verlaat. Les arrêts de Stefan Huber. Les buts de Steen Thychosen… Je suis tombé dans la froide marmite de la Pontaise quand j’étais petit et ce que j’y ai découvert a clairement défini le reste de ma vie. Je ne serais sans doute pas devenu journaliste sportif sans avoir côtoyé ce club de près dès mes plus vertes années. Il est sans doute un peu déplacé de l’écrire, car le reporter est censé être impartial, c’est vrai. Mais c’est un fait établi. Si les représentants de ma corporation n’avaient pas été supporters, ils ne seraient pas aujourd’hui au micro ou derrière leur ordinateur, à écrire les papiers que vous lirez sur vos sports préférés. Ce n’est pas un tabou, mais presque. Du moins en Suisse, et il faut savoir composer avec cette donnée au quotidien.

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