Cannes, tout et (souvent) n'importe quoi

Cette année, j'aurai tout entendu. Les deux premiers épisodes du nouveau Twin Peaks de Lynch, projection événementielle de jeudi, n'ont rien à faire à Cannes, puisqu'ils sont destinés à la télévision. Même remarque pour la suite de Top of the Lake de Jane Campion. Et de quel droit Carne y arena, expérience en VR (pour Virtual Reality) d'Alejandro Iñárritu, s'invite-t-elle au festival, puisqu'elle nie la notion de projection collective? Et Netflix, reparlons-en. Ni Okja ni The Meyerowitz Stories jamais ne sortiront en salles (bonheur pour le second): ils n'ont donc rien à faire à Cannes, redisons-le.
C'est pareil pour les festivaliers. A quoi servent parasites et fêtards, people et candidats de télé-réalité en quête de gloire, comédiens en quête de rôle, cagoles et kékés, touristes et wannabe, sinon à augmenter la foule? Mais à Cannes, tout se nie et se justifie. Tout a un sens à partir du moment où cela participe de la représentation, du folklore. Et en même temps, tout s'annule. Sur la Croisette, tout se mélange dans une indifférence généralisée. Clochards ou pingouins, flics ou tenues légères, tout cohabite dans une pagaille qui n'a souvent rien de joyeuse. Et après quelques jours, toute trace de glamour s'est définitivement envolée. Vivement Cannes 2018!
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