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C’est votre histoire«Ce n’est pas du courage, c’est de la résilience»

À 31 ans, Tanja vit avec la sclérose en plaques. Un handicap invisible, qui lui a appris à se connaître, à dire non, et à rire tous les jours.

«La première année j’ai porté ça seule, j’ai voulu me débrouiller. C’était une forme de déni. Je n’avais pas fait le deuil de ma vie d’avant. Pendant un temps, j’ai donné le change.» - Tanja, 31 ans
«La première année j’ai porté ça seule, j’ai voulu me débrouiller. C’était une forme de déni. Je n’avais pas fait le deuil de ma vie d’avant. Pendant un temps, j’ai donné le change.» - Tanja, 31 ans
Corinne Sporrer

Ça a débuté en juin 2013. J’étais à Berlin avec mes parents et j’ai eu une perte de sensibilité sur mon genou gauche. Ça a passé. En août, j’ai démarré mon job de physio au CHUV. Trois mois après, j’ai commencé à être très fatiguée. Tout le temps. Et j’ai perdu la sensibilité de mon côté gauche. Alors, j’ai passé des examens. Le lendemain, la cheffe de neurologie est venue me voir avec trois assistants et un stagiaire. «On va discuter quelque part au calme. Voilà Mademoiselle, c’est une SEP.» Sclérose en plaques. Tout s’est effondré.

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