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Justice vaudoise«Ce n’est pas parce que le psy est acquitté que la patiente a tort»

Une tribune signée par 200 thérapeutes réagit au jugement qui a libéré un psychiatre de l’accusation de viol. Le message: le verdict n’efface pas la faute professionnelle.

Les psychiatres Michael Saraga et Laurent Michaud, initiateurs d’une prise de position qui a réuni 200 signatures.
Les psychiatres Michael Saraga et Laurent Michaud, initiateurs d’une prise de position qui a réuni 200 signatures.
ODILE MEYLAN

L’ancienne patiente d’un psychiatre lausannois avait témoigné dans «24 heures», en novembre 2020. Elle avait déposé une plainte pénale contre son ex-thérapeute, poursuivi pour viol par une procureure. Le jugement est tombé le 14 janvier: acquittement. La procédure se prolongera au Tribunal cantonal. Mais la plaignante a subi un profond sentiment de découragement.

200 signatures

L’affaire a provoqué de nombreuses discussions dans le milieu des psychologues et des psychiatres. Il en est ressorti une tribune publiée dans «24 heures». Le texte se situe sur le terrain professionnel – il évoque une «faute de l’art» – et non judiciaire. «Les faits relatés dans la presse nous paraissent extrêmement graves sur les plans déontologique et clinique», relève la prise de position. Elle est signée par 200 professionnels, dont quelque 120 psychiatres sur un total de 330 dans le canton, et environ 80 psychologues, sur un effectif de 500 qui exercent en psychothérapie.

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