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Yverdon-les-Bains«Ce n’est pas parce qu’il y a des élections qu’on peut dire n’importe quoi»

Le syndic de la deuxième ville du canton, Jean-Daniel Carrard, s’en prend ouvertement au camp rose-vert après un échange d’amabilités sur le budget 2021.

Jean-Daniel Carrard, syndic de la ville d’Yverdon, réagit à la suite de son parti. Il défend un budget post-Covid, attaqué par le PS et les Verts.
Jean-Daniel Carrard, syndic de la ville d’Yverdon, réagit à la suite de son parti. Il défend un budget post-Covid, attaqué par le PS et les Verts.
VQH

La semaine dernière, la Ville a présenté son budget 2021. Il prévoit un déficit de 3,5 millions, sous les effets croisés des séquelles de la crise sanitaire et de la politique d’investissements d’Yverdon qui multiplie les projets d’infrastructure. Des efforts internes de l’administration sont à prévoir. Le camp rose-vert n’a pas apprécié. Les deux partis ont diffusé mercredi un communiqué critiquant un projet «inadapté aux besoins des habitants», seulement «symbolique» pour l’aide aux impactés du Covid-19, et qui ne remet pas en cause le futur nouveau port d’Yverdon, dossier cher au syndic Jean-Daniel Carrard. L’édile, à son tour n’a pas apprécié, et il le fait ouvertement savoir.

Un communiqué de l’opposition, en pleine campagne, critiquant votre budget, c’est plutôt de bonne guerre, non?

Ce n’est pas parce qu’il va y avoir des élections qu’on peut dire n’importe quoi! Je ne défends pas mon budget, mais celui de la Municipalité qui jusqu’à preuve du contraire comprend aussi deux socialistes et une verte. C’est un effort commun où chacun a trouvé des solutions, sans rupture de collégialité, que je sache.

Sur le fond, ils posent une bonne question. Est-ce qu’il ne faut pas rééchelonner des projets comme le deuxième port?

Ils mélangent un plan des investissements fait en avril, revu chaque année, et un budget de fonctionnement qui ne sera pas impacté par un futur réaménagement des Rives du lac. Ce port prévoit un partenariat public-privé, un quai pour la LNM, une passerelle, un restaurant, des îles pour la nature et la faune, et toute une réflexion sur un espace public: on ne peut pas dire que c’est réservé à une élite! Après, peut-être qu’on n’aura pas le choix de reporter des projets. Mais ça se fera l’an prochain, avec un an d’expérience du coronavirus en plus.

Après, admettez qu’un fonds de 100’000 fr. pour la relance, c’est mince comparé à d’autres villes…

Ce virus nous a coûté 3,8 millions en 2020, avec des mesures d’aides immédiates. Pour l’an prochain, nous engageons une dizaine d’apprentis et on utilisera évidemment les sommes non utilisées pour des manifestations en soutien à ceux qui en ont besoin. C’est 180’000 cette année. Il y a 730’000 fr. de bons d’achat au budget. Si ça, ce ne sont pas des aides directes…

Et la hausse des attentes envers la culture, ça aussi ça tombe mal.

On a le droit d’espérer que la culture et les institutions fonctionnent mieux. C’est aussi le souhait du dicastère (ndlr. de la verte Carmen Tanner). Et c’est tout aussi faux de dire qu’on coupe massivement dans leur budget. On partait avec une hausse des charges de 15 millions, que tout le monde a revue, dans chaque dicastère. C’est un effort collectif, qui ne touche rien d’indispensable mais qui en effet diffère certains investissements.

2 commentaires
    Dany Bavet

    De toute façon c'est dans le monde entier que tout fonctionne de manière intéressée aux abords des élections. Ce qui prouve que les élus cherchent d'abord à se faire réélire au lieu de servir la cause publique en toute objectivité.