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Un baiser, une œuvre 5/7Ce que cache l’étreinte de Judas, le premier des indics

On craint la présence du treizième convive autour de la table. Mais qu’a bien pu éprouver le félon en embrassant Jésus? Extrapolation.

Réalisée à l’aube du Trecento, cette fresque de Giotto (1266-1337) orne avec 52 autres fragments de la vie de Jésus la chapelle des Scrovegni à Padoue. Grâce à sa maîtrise technique, le peintre florentin n’a mis que deux ans à achever ce cycle iconographique considéré comme son chef-d’œuvre. Nous reproduisons ici un détail du «Baiser de Judas», auquel ne manquent que les sommets des torches et des armes contre le ciel bleu.
Réalisée à l’aube du Trecento, cette fresque de Giotto (1266-1337) orne avec 52 autres fragments de la vie de Jésus la chapelle des Scrovegni à Padoue. Grâce à sa maîtrise technique, le peintre florentin n’a mis que deux ans à achever ce cycle iconographique considéré comme son chef-d’œuvre. Nous reproduisons ici un détail du «Baiser de Judas», auquel ne manquent que les sommets des torches et des armes contre le ciel bleu.
De Agostini via Getty Images

Je l’aimais. Ma ferveur à l’égard de Jésus de Nazareth dépassait largement en intensité celle de mes compagnons Pierre, André, les deux Jacques, Jean, Philippe, Barthélémy, Thomas, Matthieu, Jude et Simon. Étais-je, comme on le prétend, le plus repoussant de la bande? Que Jésus m’ait choisi en dernier n’implique en rien qu’il ne me rendait pas mon affection. Au contraire, il m’a réservé dès notre rencontre la mission la plus cruciale de sa destinée. Au fond, les autres n’ont assumé que des rôles secondaires! En revanche, ma charge m’a valu d’être dépeint comme un vulgaire macaque pour les siècles des siècles.

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