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ÉditorialCessons de parler, il y a urgence!

Plutôt que de discuter pour savoir quelles mesures doivent être prises, l’important est de respecter les gestes barrière et les règles d’hygiène.

Enfin! Le Conseil fédéral a annoncé des mesures pour lutter contre la nouvelle vague de Covid-19. Le sentiment, aujourd’hui, est qu’il aurait pu le faire il y a une semaine déjà, plutôt que de perdre du temps à se renvoyer la balle avec les cantons.

Depuis sept jours, l’épidémie a explosé. L’incidence est désormais de 762 nouveaux cas sur quatorze jours pour 100000 habitants. Ce mercredi, 8616 infections, 149 hospitalisations et 24 décès supplémentaires ont été annoncés. Les hôpitaux tirent la sonnette d’alarme et si on la compare au reste de l’Europe, la Suisse s’en sort mal. À qui la faute? Relâchement général, manque d’anticipation, dissensions, limites du fédéralisme… Ces questions, on pourra en reparler. Pour l’instant, l’urgence est ailleurs: nous sommes en pleine deuxième vague.

«Toutes les vis du monde peuvent être serrées, cela ne suffira pas si la population ne joue pas le jeu»

Cette situation, le Conseil fédéral l’a actée avec sa conférence de presse de mercredi. Si elle rappelait celle tenue en mars, l’intervention est moins forte. Des mesures sont déjà en vigueur dans certains cantons, il n’y a pas de confinement et la situation extraordinaire na pas été décrétée. En fait-on trop en prétéritant certains secteurs, ou au contraire pas assez? Le Conseil fédéral aurait-il dû frapper plus fort et reprendre entièrement la main? Les prochaines semaines le diront.

Si les courbes ne s’améliorent pas, les réponses seront plus drastiques et feront plus mal encore à la société et à l’économie. La période n’est plus à la discussion. C’est vrai pour les autorités, comme pour chacun de nous. Il faut donc rappeler l’évidence. À savoir que toutes les vis du monde peuvent être serrées, cela ne suffira pas si la population ne joue pas le jeu. Les gestes barrière et les règles d’hygiène, nous les connaissons. Eh oui, le virus ne circule pas tout seul, nous le transportons et le transmettons. Et que l’action politique donne l’impression d’être trop lente ou pas, qu’on en ait marre ou pas, cette réalité ne changera pas.

58 commentaires
    helene

    "Cessons de parler !" non mais je rêve ! On nous a déjà enlevé tellement de droits fondamentaux, qu'il faudrait enlever maintenant celui de la libre expression ?

    Et il faut lire ça de la part de journalistes qui font leur blé en jouant sur l'anxiogène, tout en se gavant de nos subventions.

    Selon la nouvelle loi sur le terrorisme "Par activités terroristes, on entend les actions destinées à influencer ou à modifier l’ordre étatique et susceptibles d’être réalisées ou favorisées par (...) la propagation de la crainte."

    Ce que font précisément les journalistes et leurs complices de la task force: effrayer, quotidiennement, depuis des mois et des mois, demander davantage de serrage de vis, tout cela dans un but non de santé publique (on n'aide pas les gens en les terrorisant), mais probablement inavouable, perclus de conflits d'intérêts - annonceurs ou sponsors qu'ils sont.

    Et ce sont ceux qui démontrent, chiffres sourcés officiellement à l'appui (et mis en contexte), cette démesure, qui se font traiter de déviants.

    Il n'existe aucun vaccin contre ce genre de folie.