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Hockey sur glaceC’était ce qu’on appelle une soirée «sans»

Le LHC est resté muet, jeudi soir à la Vaudoise aréna face à Langnau, lanterne rouge du championnat (0-1).

Les Lausannois n’y étaient pas, jeudi soir.
Les Lausannois n’y étaient pas, jeudi soir.
KEYSTONE

Lausanne n’y était pas. Et il a éprouvé toutes les peines du monde à se mettre dedans. Le scénario de la soirée ne l’a pas franchement aidé. Car Langnau n’est jamais aussi pénible à jouer que quand il mène au score. Mais il faut admettre que la bande de Craig MacTavish, autant émoussée et diminuée est-elle, avait largement les moyens de prendre le meilleur de ces Tigres-là, qui restaient par ailleurs sur neuf défaites consécutives.

Six tirs cadrés. C’est le maigre pécule amassé par le LHC au premier tiers, celui qui l’a mis dans une situation inconfortable avec l’ouverture du score de Pascal Berger (8e). Derrière, les Lions sont certes revenus avec de meilleures intentions. Mais ils ont terriblement manqué d’inspiration et de tranchant, à l’image de leur top-scorer Denis Malgin, clairement dans un temps faible en ce moment (4 matches sans point).

Le reflet en power play

Les maux lausannois ont été plus criants encore en power play (9’26 de mutisme face à Langnau). Un exercice qui donne l’occasion à une équipe de s’en sortir lorsqu’elle ne trouve pas la solution à cinq contre cinq, mais qui reflète aussi souvent son état général. Celui des Lions n’était pas optimal, jeudi soir. Et on a pu le vérifier en deuxième période, lorsque ceux-ci ont oublié d’envoyer un cinquième homme sur la glace sur un changement volant intervenu en pleine supériorité numérique. Une chose est sûre: il va falloir trouver un moyen de faire fonctionner ce jeu de puissance médiocre depuis des semaines d’ici aux play-off.

Le vilain geste de Genazzi

Pour le reste, c’était ce qu’on appelle une soirée «sans», avec son lot de frustration, incarnée par un vilain geste de Joël Genazzi qui lui a valu une pénalité de match en début de troisième tiers et qui pourrait lui coûter quelques rencontres de suspension. Au final, le LHC s’est cassé les dents sur la solide organisation emmentaloise et son gardien Ivars Punnenovs (36 arrêts) jusqu’au bout.

Après son succès de mardi, il n’a pas été en mesure d’enchaîner et a ainsi laissé filer une opportunité de revenir sur le wagon de tête. Il faudra montrer tout autre chose samedi à Rapperswil.

1 commentaire
    Fiesta

    Année après année les clubs romands qui plient toujours devant les ch allemand... ça devient tellement lassant et désespérant.... on a beau avoir des top joueurs un bon budget c est l échec continuel et je parle pas seulement de Lausanne mais de tous les clubs romands... je ne sais pas ce qui leurs manque mais c est un cercle infernal