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Une claque à DorignyCette fois, le LUC a touché le fond

Sèchement battus par Schönenwerd (3 sets 0), les Lausannois ont paru résignés.

Le joueur du LUC Adrien Prével.
Le joueur du LUC Adrien Prével.
KEYSTONE

Une heure après la rencontre, Adrien Prével tournait comme un ours en cage dans la salle qui a vu le LUC de Max Giaccardi se désintégrer ballon après ballon au cours de trois sets mortifiants. «On aurait mis les panneaux des joueurs à notre place que cela n’aurait rien changé, a lancé, fou de rage, le capitaine du LUC. Si je ne dis rien, on me le reproche, et si j’ouvre ma g…, on ne me prend pas au sérieux. Max n’est pas en cause, que cela soit clair. Il fournit un travail colossal. Il a même simplifié sa façon d’entraîner. Les seuls responsables, ce sont les joueurs. On a totalement manqué d’ego. On est allés au boulot, rien de plus. On s’était pourtant très bien entraînés durant la pause.»

Deux joueurs transparents

Cela dit, si le LUC a fait aussi pâle figure face aux Soleurois, c’est avant tout parce que deux de ses titulaires, Federico Rossatti et Robert Wojcik, étaient aux abonnés absents. Avec 29% de réussite en attaque et deux petits points à son compteur, le premier n’a été d’aucune utilité au poste 4 (avant gauche). À l’autre bout du filet, le second n’a pas davantage convaincu (sept points et 41% de réussite). Au point que Schönenwerd a décalé ses blocs pour mieux «fermer» Prével.

Samedi prochain à Dorigny, le LUC aura l’occasion de ressusciter face à Jona, une formation largement à sa portée. En principe.

Un joueur de Schönenwerd s’est particulièrement régalé face aux Lausannois. Auteur de seize points, Luca Ulrich a survolé la rencontre avec sa palette de frappes chirurgicales. Il y a quatre ans, le Lucernois avait tenté sa chance au LUC. On lui avait alors fait savoir qu’il ne serait jamais titulaire au poste 4. Refroidi, il s’en était allé en cours de saison.

Une affaire de sous

Il faut encore savoir que le LUC attend toujours que Schönenwerd lui rembourse les frais de déplacement du match qui avait été renvoyé le 1er novembre dernier, alors que les deux équipes étaient à l’échauffement. Condition sine qua non pour que la partie soit rejouée. Dans cette affaire, Swiss Volley est dans ses petits souliers.