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Retour en salle
Ciné-Festival a survécu au scénario catastrophe

Jean-Daniel Cattaneo (à g.) et Fabrice Gevisier se réjouissent de retrouver «leurs» spectateurs dans le complexe de Malley, après 258 jours de fermeture depuis mars 2020.
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Ce film-là, Jean-Daniel Cattaneo et Fabrice Gevisier ne l’avaient jamais projeté sur leurs écrans. Ils n’auraient même jamais osé cauchemarder un tel scénario catastrophe: après le confinement soudain du printemps 2020, la seconde fermeture des lieux culturels, en novembre, est intervenue le jour même où les exploitants de Cinétoile espéraient lancer leur 24e édition du Ciné-Festival.

«Le 4 novembre, précisément, se souvient le directeur Fabrice Gevisier. C’était vraiment la double peine. Le programme avait été publié, les invités annoncés. On a eu beaucoup de chance de pouvoir compter sur le soutien de nos annonceurs pub et des spectateurs, dont beaucoup n’ont pas demandé un remboursement. Et bien sûr, les aides publiques nous ont permis de traverser la crise et de conserver nos 25 employés.»

C’est peu dire que l’édition à venir, du 2 au 7 novembre, aura un goût de revanche. Propriétaire de Cinétoile et initiateur du festival avec son associé d’alors Jean-Claude Steiner, Jean-Daniel Cattaneo veut voir le verre à moitié plein, après une reprise en avril dernier particulièrement lente et difficile. «Le pass sanitaire permet un retour à la normalité dans les salles. Je ne peux pas imaginer que l’on puisse décider à terme de fermer à nouveau des lieux culturels – en deux ans, nous avons été fermés 258 jours! Après un printemps où les gens ont mis du temps à revenir au cinéma, desservi par une offre réduite, nous constatons depuis cet été un retour à une fréquentation presque normale.»

Au retour du public correspond celui des blockbusters, une denrée que Cinétoile (qui fête ses 20 ans) revendique sans complexe. «Nous sommes très dépendants de ces sorties. Notre été a été particulièrement bon grâce à «Fast and Furious», «Kaamelott», «OSS 117» – et aussi à une météo mauvaise!» Ciné-­Festival a ainsi toujours assumé sa nature de «festival des exploitants de salle», essentiellement composé d’avant-premières. À ce titre, le calendrier fluctuant des sorties ne lui permet pas d’anticiper trop avant le menu de sa prochaine édition: il sera dévoilé en octobre.

«Je constate que le public a envie de sortir, de retrouver le moment collectif de la salle de cinéma. C’est très vrai concernant les films familiaux», remarque Fabrice Gevisier. Et son collègue de poursuivre: «Je ne crois pas aux déclarations définitives qui, durant la crise, annonçaient la fin des salles de cinéma. Même Disney, qui s’était illustré en réservant ses nouveaux films à sa chaîne, est revenu sur cette politique. Un film peut avoir sa vie sur grand écran en même temps que sur le petit. On voit bien avec «Dune» à quel point l’expérience de la salle de cinéma reste unique.»

Ciné-Festival, Cinétoile Malley, Écal, Cinémathèque suisse, etc.
du 2 au 7 novembre
www.cine-festival.ch