Un film bouleversant«Une vie», l’hommage à un homme qui sauva 669 enfants
Ils devaient partir dans des camps de l’horreur et Nicholas Winton empêcha leur départ. Cinquante ans plus tard, le passé refait surface.

Hommage à un homme remarquable. Il s’appelait Nicholas Winton et était agent de change à Londres en 1938. Au contact d’une compatriote active en faveur des réfugiés tchèques, et horrifié par les conditions de vie qu’il découvre dans les camps, il décide de participer à des sauvetages d’enfants destinés à être déportés. Il en sauvera ainsi 669, ce qui est considérable.
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Cinquante ans plus tard, il tombe sur d’anciens documents contenant des photos et aussi la liste des enfants qu’il a cherché à sauver et à placer dans des familles d’accueil. Il se demande surtout ce qu’ils ont pu devenir. Peu de temps après, ces archives arrivent entre les mains d’une célèbre émission de la BBC, «That’s Life!». On l’y invite et la révélation de ses actions de l’époque font de lui un héros national et même au-delà. Surtout après la seconde émission à laquelle il va participer.

Entre ce bref exposé et la conclusion de «One Life» («Une vie»), qui joue sur l’effet de surprise, on a la gorge sèche et les larmes qui coulent. Joué à la perfection par Anthony Hopkins, le vrai héros de cette fiction, qu’on a parfois surnommé le Schindler britannique, devient une sorte de saint, l’un de ces hommes dont la bonté hors du commun ne cesse de nous stupéfier. Tenue et même retenue, la mise en scène de James Hawes ne cherche pourtant pas le pathos, mais juste à remettre chaque chose, chaque élément de ce récit à sa juste place.

À raison, puisque avec un sujet pareil, aussi beau et désintéressé, il n’est nul besoin d’en faire des tonnes ou de tabler sur l’exagération. La sobriété est donc de mise, non sans un certain minimalisme qui peut paraître anachronique vu le contexte, mais qui permet au contraire de convoquer l’émotion dans sa forme la plus pure. La gestion de celle-ci est remarquable, puisque le film représente en fait une émission de télé pour mieux raconter l’indicible et que c’est par ce biais, plus que par la narration en elle-même, que «One Life» parvient à toucher. Magnifique!
Note: *** Histoire (Grande-Bretagne – 110’)
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