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GrèceCinq migrants arrêtés pour l’incendie du camp de Moria

L’enquête avance en Grèce pour trouver les causes de l’incendie dans le camp de migrants qui laisse 12’000 demandeurs d’asile sans abri.

A l’instar de plusieurs villes suisses et d’une motion acceptée aux Chambres fédérales, les députés neuchâtelois ont approuvé une résolution qui demande au Conseil fédéral d’augmenter de manière conséquente le quota de réfugiés de Moria qui seront accueillis. (Mercredi 30 septembre 2020)
A l’instar de plusieurs villes suisses et d’une motion acceptée aux Chambres fédérales, les députés neuchâtelois ont approuvé une résolution qui demande au Conseil fédéral d’augmenter de manière conséquente le quota de réfugiés de Moria qui seront accueillis. (Mercredi 30 septembre 2020)
Keystone
Quelque 6000 des quelque 13’000 réfugiés chassés par l’incendie du camp de Moria, sur l'île de Lesbos, ont été installés dans un nouveau camp provisoire. (Vendredi 18 septembre 2020)
Quelque 6000 des quelque 13’000 réfugiés chassés par l’incendie du camp de Moria, sur l'île de Lesbos, ont été installés dans un nouveau camp provisoire. (Vendredi 18 septembre 2020)
KEYSTONE
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Cinq migrants ont été arrêtés dans l’enquête sur l’incendie du camp de Moria, il y a près d’une semaine sur l’île grecque de Lesbos, et un sixième suspect identifié est en fuite, a annoncé mardi le ministre grec de la Protection civile Michalis Chrysohoidis.

«Cinq jeunes étrangers ont été arrêtés pendant qu’un autre, qui a été identifié, est encore en fuite» et recherché, a déclaré le ministre à Mytilène, le chef-lieu de Lesbos, cité par l’agence de presse grecque ANA.

Les cinq migrants ont été interpellés au cours d’une opération de police lundi sur les routes de cette île, où des milliers de demandeurs d’asile dorment depuis l’incendie du camp, a précisé à l’AFP une source policière locale.

Un migrant reçoit un traitement à la clinique Médecins sans frontières près d’un nouveau camp de fortune sur l’île de Lesbos le 15 septembre 2020
Un migrant reçoit un traitement à la clinique Médecins sans frontières près d’un nouveau camp de fortune sur l’île de Lesbos le 15 septembre 2020
AFP

Le sixième suspect a quitté l’île, d’après la même source. Les nationalités des suspects n’ont pas été révélées.

Le ministre Chrysohoidis estime que «ces arrestations discréditent le scénario» selon lequel des «extrémistes» ont mis le feu au camp de migrants, le plus grand d’Europe, dans la nuit du 8 au 9 septembre, laissant 12’000 demandeurs d’asile sans abri dans les rues et dans les champs.

Habitants en colère

Le gouvernement grec a accusé à deux reprises des migrants d’avoir été à l’origine du sinistre. Mais les incidents entre demandeurs d’asile et insulaires, dont des sympathisants d’extrême droite, opposés au maintien des migrants à Lesbos, se multiplient depuis l’an dernier.

Les habitants en colère sont appelés à manifester mardi après-midi pour réclamer «l’éloignement des migrants de l’île». Après l’incendie, les autorités grecques ont érigé à la hâte un camp provisoire non loin des ruines de Moria pour reloger les sans-abri mais à peine 800 d’entre eux ont pour le moment accepté de s’y installer.

AFP/NXP