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Face à la Croatie, le Brésil s’est fait peur. Neymar et l’arbitre lui ont sauvé la mise

A São Paulo, les hommes de Luiz Felipe Scolari, menés au score, ont fini par l’emporter 3-1. Mais que ce fut dur.

Un stade qui vibre, qui tremble, qui tétanise presque jusqu’à l’apoplexie. Voilà dans quel état s’est mis l’Arena Corinthians, théâtre d’un match d’ouverture d’une insoutenable tension. Jeudi soir, le Brésil de Luiz Felipe Scolari – le gourou du dernier sacre brésilien en 2002 – n’avait pas le droit à l’erreur. Il n’y avait pas seulement 60 000 spectateurs privilégiés dans les gradins, en communion avec lui. Il y avait surtout 200 millions de supporters derrière lui, prêts à l’encenser ou à le brûler. Et en face, il y avait une Croatie sans peur et sans reproche, qui n’avait rien à perdre.

C’est dire si une indescriptible stupeur s’est abattue sur le stade de São Paulo lorsque le malheureux Marcelo a ouvert le score contre son camp à la 12e minute. Jamais, en quatre-vingt-quatre ans d’histoire, un pays hôte n’avait perdu son premier match de Coupe du monde devant son public. Au royaume du futebol, une défaite ainsi scellée aurait eu le poids d’une infamie difficile à effacer.

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