Passer au contenu principal

Hitzfeld: «La fierté l'emporte sur la déception»

«Nous savions qu'en une seconde Messi peut changer» un match, a soupiré Ottmar Hitzfeld, estimant que son équipe était sortie «la tête haute».

A la 121e minute, Blerim Dzemaili a failli ramener la Nati à égalité. Mais le montant de Romero a sauvé l'Albiceleste.  (Mardi 1er juillet 2014)
A la 121e minute, Blerim Dzemaili a failli ramener la Nati à égalité. Mais le montant de Romero a sauvé l'Albiceleste. (Mardi 1er juillet 2014)
Keystone
Trois minutes plus tôt, Angel Di Maria a ouvert le score sur une passe décisive de Lionel Messi.  (Mardi 1er juillet 2014)
Trois minutes plus tôt, Angel Di Maria a ouvert le score sur une passe décisive de Lionel Messi. (Mardi 1er juillet 2014)
Keystone
La photo de famille avant le départ le Brésil (6 juin)
La photo de famille avant le départ le Brésil (6 juin)
Keystone
1 / 115

«Nous prenons ce but à la 118e sur une rupture. L'équipe, à l'image de Diego Benaglio qui est monté à l'abordage, a ensuite jeté ses dernières forces. Et il y a eu ce centre de Shaqiri pour Dzemaili...»

Après le coup de sifflet final, Ottmar Hitzfeld a rejoint ses joueurs sur la pelouse. «Je me suis revu à Barcelone en 1999 après la défaite avec le Bayern contre Manchester United dans des circonstances un peu analogues. L'entraîneur se doit, dans ces instants, d'aller vers les joueurs. Je voulais en premier lieu les remercier, poursuit-il.

«Ils ont livré le match que j'espérais. Ils l'ont joué avec passion. Mais ils ont su également témoigner du calme voulu. Ils savaient que la sensation était possible cet après-midi. Au final, la fierté l'emporte sur la déception. Je crois que l'équipe de Suisse a gagné beaucoup de sympathie dans le monde entier avec ce huitième de finale».

«Je peux être fier»

«Nous aurions dû ouvrir le score en première période. Face à l'Argentine, il n'y avait pas d'autre alternative sur le plan tactique. Nous devions tout d'abord bien défendre. La seule fois où nous avons laissé des espaces, l'Argentine a marqué... Si nous avions ouvert le jeu, je suis convaincu que nous aurions connu la même mésaventure que devant la France», expliquait Hitzfeld.

«Sur le plan défensif, nous avons bien défendu non seulement sur Messi mais également sur les autres Argentins. Mais on a vu aujourd'hui que Messi est capable, en l'espace d'une fraction de seconde, de faire basculer un match. Son ouverture sur Di Maria fut parfaite. Mais le tir de Di Maria aussi. Il le fallait pour battre Benaglio dans ce match».

Ottmar Hitzfeld, qui avait demandé que le décès de son frère la nuit précédente ne soit pas évoqué, a confirmé que sa retraite était irrévocable. Son soixante-et-unième match à la tête de l'équipe de Suisse aura bien été le dernier.

«Je peux être fier de ma carrière d'entraîneur. J'ai eu la chance, il est vrai, d'entraîneur de grandes équipes». Malgré tout, les trois dernières minutes de cette carrière, aussi folles fussent-elles, lui laisseront des regrets éternels.

(si)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.