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La Suisse terrassée à la 118e minute par l'Argentine

Huit ans après les penalties de Cologne face à l'Ukraine, l'issue au Brésil est également mortifiante pour la Nati.

A la 121e minute, Blerim Dzemaili a failli ramener la Nati à égalité. Mais le montant de Romero a sauvé l'Albiceleste.  (Mardi 1er juillet 2014)
A la 121e minute, Blerim Dzemaili a failli ramener la Nati à égalité. Mais le montant de Romero a sauvé l'Albiceleste. (Mardi 1er juillet 2014)
Keystone
Trois minutes plus tôt, Angel Di Maria a ouvert le score sur une passe décisive de Lionel Messi.  (Mardi 1er juillet 2014)
Trois minutes plus tôt, Angel Di Maria a ouvert le score sur une passe décisive de Lionel Messi. (Mardi 1er juillet 2014)
Keystone
La photo de famille avant le départ le Brésil (6 juin)
La photo de famille avant le départ le Brésil (6 juin)
Keystone
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La fin de l'histoire est toujours aussi cruelle pour l'équipe de Suisse en Coupe du monde. A São Paulo, elle s'est inclinée 1-0 à la... 118e minute devant l'Argentine en huitième de finale -revivez notre direct minute par minute sur ce match couperet-.

Huit ans après les penalties de Cologne face à l'Ukraine, l'issue au Brésil est également mortifiante. Même si elle a été largement dominée, la Suisse aurait pu mériter un autre salaire. Elle a, en effet, bénéficié de la plus belle chance du match par Xhaka. Puis à la 120e, seul un incroyable concours de circonstances a empêché Dzemaili d'égaliser sur un centre de Shaqiri.

Le match s'est joué à la 118e sur une erreur de Lichtsteiner. Le Lucernois perdait un ballon à quarante mètres de sa cage. Le contre fut imparable: accélération de Messi qui échappait au tacle de Schär pour un décalage vers Di Maria sur le flanc droit. La frappe du joueur du Real Madrid ne laissait aucune chance à Benaglio.

Les 30'000 supporters argentins pouvaient hurler leur soulagement. Ces tirs au but, qu'ils pouvaient vraiment redouter en raison de la qualité des frappeurs suisses, n'ont pas eu lieu.

Deux occasions en or

Deux occasions en or pour la Suisse, aucune pour l'Argentine! Le scénario de la première mi-temps ne fut pas celui que l'on attendait. Même si l'«Albiceleste» a eu la maîtrise du jeu, la Suisse aurait dû mener au score.

A la 29e, sur le troisième corner suisse de la rencontre -les Argentins n'en avaient pas encore tiré un seul-, Shaqiri réussissait un petit récital le long de la ligne de fond avant d'offrir un véritable caviar à Xhaka. Sur son mauvais pied -le droit-, le Bâlois armait une frappe au sol que Romero détournait du pied gauche. Sans le réflexe salvateur du gardien remplaçant de Monaco, les Argentins auraient été battus sur une action d'école.

La seconde chance des Suisses lors de cette première période tombait à la 39e sur une rupture cette fois. Schär trouvait Drmic qui remisait pour Shaqiri. Une fois de plus, le joueur du Bayern avait la bonne inspiration avec son ouverture merveilleuse pour Drmic.

Malheureusement, l'ancien attaquant du FC Zurich tentait le lob plutôt que de contrôler la balle alors qu'il en avait encore le temps. Sur cette action, l'homme aux 17 buts en Bundesliga a manqué de flair.

Défense solide

Malgré une possibilité encore pour Drmic à la 51e qui avait été servi par ce diable de Shaqiri, la Suisse n'a pas vraiment existé après le repos.

Face à des Argentins qui évoluaient pratiquement avec trois attaquants -Di Maria, Higuain et Lavezzi- et Messi en soutien, la tâche devenait bien compliquée. Mais avec un Schär et un Rodriguez remarquables, la défense suisse tenait le choc.

Benaglio ne devait pas sortir un arrêt impossible jusqu'à la 78e sur une frappe de Messi qui avait surgi après un renvoi de la tête d'Inler. A chaque fulgurance du no 10 argentin, le stade retenait son souffle. Mais à chaque fois, Messi se brisait sur Behrami, Schär ou Djourou. Dans le temps additionnel, c'est la Suisse qui s'offrait une ultime chance avec une tête de Schär sur un coup franc d'Inler. Le coup avait marché deux fois à Oslo. Il aurait pu marcher à São Paulo.

Dans les prolongations, l'emprise des Argentins n'était plus aussi totale. Au fil des minutes, la Suisse trouvait enfin de l'oxygène, au point de réussir une séquence de passes à dix saluée par les olé taquins du public brésilien. Les tirs au but semblaient alors inéluctables.

Prévoyant, Ottmar Hitzfeld avait introduit Dzemaili pour présenter lors de la séance une petite «dream team»: Inler, Rodriguez, Schär, Dzemaili et Shaqiri. Ce fut sans compter sur l'erreur de Lichtsteiner.

(si)

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