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Débris en orbiteComment l’EPFL veut nettoyer l’espace

La start-up ClearSpace a été mandatée par l’ESA pour capturer et désorbiter des débris qui flottent au-dessus de nos têtes. En tout, on en compte des dizaines de millions.

Le premier objet que prévoit de capturer le satellite, avec ses bras robotiques, est l’étage supérieur du lanceur «Vega», qui flotte dans l’espace depuis 2013.
Le premier objet que prévoit de capturer le satellite, avec ses bras robotiques, est l’étage supérieur du lanceur «Vega», qui flotte dans l’espace depuis 2013.
Jamani Cailler/EPFL

L’orbite terrestre est surchargée de débris, c’est une véritable décharge qui flotte au-dessus de nos têtes. Le 22 septembre dernier, la Station spatiale internationale (ISS) a manœuvré pour éviter une possible collision avec un morceau d’une ancienne fusée japonaise. L’équipage se préparait même à une évacuation. C’était la troisième esquive du genre pour la plateforme, rien que cette année.

Avec les vitesses mesurées dans l’espace – l’ISS file à quelque 28’000 km/h –, la moindre collision, même avec un débris infime, peut avoir des conséquences désastreuses. Or, les risques augmentent du fait d’une activité spatiale toujours plus soutenue. Les débris en orbite, fruits d’explosions ou de collisions, qui peuvent peser plusieurs tonnes ou ne pas dépasser quelques millimètres, pullulent. Au dernier décompte, ils seraient près de 140 millions.

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