Conflit sur le campusUn doctorant affirme que l’EPFL a supprimé des e-mails
Un doctorant revendiquait le paiement de ses heures supplémentaires à l’EPFL et son droit à la liberté d’expression en mettant son courriel en copie à d’innombrables destinataires.

Un doctorant de l’EPFL estime subir du mobbing de la part de l’école polytechnique et l’a fait savoir sur X (ex-Twitter). Dans une publication, il reproduit une copie d’un premier e-mail qu’il a envoyé aux ressources humaines de l’EPFL et dans lequel il demande que les heures supplémentaires qu’il a effectuées pour rendre dans les temps un travail lui soient payées ou remboursées sous forme de jours de vacances.
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Dans ce premier courriel, il demande aussi aux ressources humaines pourquoi certaines sections de la LEX 4.1.4, le règlement de l’EPFL qui concerne la gestion du temps de travail, ne concernent pas les doctorants, comment l’école polytechnique s’assure que les heures supplémentaires ne dépassent annuellement pas les cent septante heures, et que les étudiants ne subissent aucune forme de pression pour travailler ou étudier durant la nuit.
Courriel supprimé par l’EPFL
Le doctorant a ensuite adressé un deuxième courriel aux autorités de l’institution, et notamment à son président, mettant son message en copie à d’innombrables personnes.
Sur X toujours, il reproduit le contenu de ce second e-mail: «Cher président, je crois que je devrais avoir la liberté de parole, en me fondant sur l’article 19 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme.» L’école polytechnique a détruit ce message des boîtes électroniques des autres destinataires de l’EPFL, sans leur consentement selon le doctorant.
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«Le mail du doctorant a été envoyé à toute la communauté de l’EPFL (quelque 20’000 e-mails), en contournant le système de modération mis en place pour protéger la communauté EPFL des envois massifs, indique Corinne Feuz, porte-parole de l’école polytechnique. Face à l’envoi massif d’un message qui contrevenait à la Directive en matière de messagerie collective (Lex 6.3.3), les équipes techniques ont donc supprimé ce message en activant une fonctionnalité de notre antispam et antivirus, ce qui a eu pour conséquence de le faire disparaître des boîtes e-mails auxquels il avait été adressé.»
L’EPFL affirme encore qu’il n’y a «aucune intrusion dans les boîtes e-mails: un administrateur EPFL a signalé le message à notre système antispam et la fonctionnalité automatique de notre antispam est entrée en action, supprimant l’e-mail de toutes les boîtes aux lettres».
Pas de paiement des heures sup
L’EPFL compte-t-elle entrer en matière concernant le remboursement des heures supplémentaires demandé par le doctorant? «Les assistants doctorants – qui ont un double statut d’étudiant et d’employé – disposent d’une grande liberté d’action pour organiser leur temps de travail afin de délivrer leur thèse dans le délai imparti, détaille Corinne Feuz. Dès lors, ils ne sont pas soumis à la durée du travail, qui est en moyenne de quarante et une heures par semaine à l’EPFL. En conséquence, ils ne sont pas éligibles pour la récupération (ou le paiement) d’heures supplémentaires.»
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Sur X, le doctorant a interpellé l’EPFL et son président, Martin Vetterli, à plusieurs reprises, sans succès. En revanche, son premier courriel qui somme l’école polytechnique de lui payer ses heures supplémentaires a fait le tour du campus. Plusieurs étudiants et étudiantes lui ont même adressé des messages, qu’il a reproduits sur ses réseaux sociaux: «Attends, on pouvait réclamer le remboursement de ces heures sup?»
Ce mardi, l’EPFL faisait connaître sa position dans un e-mail adressé aux personnes concernées. «Nous ne remettons pas en question la capacité de chacun à s’interroger sur nos pratiques, mais cela ne justifie pas que l’on s’adresse à l’ensemble de la communauté», soulignait le communiqué.
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