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CoronavirusLes chauffeurs de taxi genevois inquiets pour leur avenir

Suivez l'évolution de la pandémie de Covid-19 en Suisse et dans le monde.

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Un quart des Italiens croient aux théories complotistes

Un quart des Italiens croient aux théories complotistes concernant l’épidémie de Covid-19, selon un sondage rendu réalisé par la société SWG. Un Italien sur cinq croit que le virus a été créé en laboratoire et diffusé exprès pour modifier les équilibres mondiaux, tandis que 5% pensent qu’il n’existe même pas mais qu’on l’utilise comme prétexte pour contrôler les gens et l’économie.

Parmi les complotistes, 33% pensent que le virus a été créé par les Chinois pour affaiblir les autres pays, 21% que ce sont les multinationales du web qui en sont à l’origine pour s’enrichir, alors que 20% estiment qu’il a été créé par les élites mondiales pour instaurer une dictature sanitaire et 16% l’attribuent à la mafia pour s’enrichir et augmenter son pouvoir.

Keystone

Côté vaccin, 44% se feraient vacciner sans aucun doute, 26% uniquement si c’est obligatoire. En revanche, 11% ne le feraient pas même si c’était obligatoire, tandis que 19% ignorent encore ce qu’ils décideront.

Suisse: la pandémie fait souffrir le marché de la bière

Les ventes de bière en Suisse ont été fortement tributaires de la pandémie de coronavirus au cours de l’année brassicole 2019/20. A fin septembre, elles accusaient un repli de 2,2%, ce qui correspond à 34 millions de bières consommées en moins, signale l’association suisse des brasseries (ASB) dans son compte-rendu annuel publié mardi.

«Avec les restrictions imposées en ce moment, les moments de partage social autour de la bière dans toute sa diversité ne sont malheureusement plus tout à fait possibles», résume le conseiller national PDC Nicolo Paganini, président de l’ASB, cité dans un communiqué. Ainsi, les brasseries écoulant leur production dans la restauration ont été particulièrement affectées par la crise.

Keystone

«Il reste donc à espérer que cette traversée du désert restera la plus courte possible, pour la restauration comme pour les brasseries», appelle de ses voeux l’association, qui souligne la forte poussée des ventes de bière sans alcool (+10,3% sur un an), qui représentent désormais 4,2% des parts de marché.

La Suède épinglée pour sa gestion de l’épidémie dans les EMS

Un rapport officiel a lourdement épinglé mardi la gestion de l’épidémie de coronavirus au printemps dans les maisons de retraite en Suède, frappées par une hécatombe à l’origine de la moitié des quelque 6500 décès du Covid-19 dans le pays.

Dans un pays qui s’est longtemps enorgueilli de son Etat-providence, l’inspection suédoise des services de santé et sociaux (IVO) a constaté des «carences graves» dans le traitement des résidents dans toutes les régions du pays, relevant que certains patients étaient morts sans aucun examen médical.

Près d’un résident sur cinq n’a fait l’objet d’aucune consultation et dans 40% de ces cas, ils n’ont même pas été examinés par une infirmière. Quand une consultation a eu lieu, la majorité a eu lieu par téléphone et seulement 5 à 7% ont eu lieu physiquement.

Les chauffeurs de taxi genevois inquiets pour leur avenir

Durement affectés par la crise sanitaire, les chauffeurs de taxi genevois ont protesté silencieusement mardi devant la gare de Cornavin, à Genève. La corporation demande au canton de préparer «l’après-Covid» afin que les chauffeurs puissent aborder l’avenir avec plus de sérénité.

Les taxis étaient alignés devant la gare, à l’endroit où ils attendent normalement les clients. Des pancartes portant les revendications des chauffeurs étaient accrochés à certains véhicules. Ce type d’actions se poursuivra jusqu’à vendredi, fait savoir l’Union des taxis genevois dans un communiqué.

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La principale demande des chauffeurs de taxi genevois est la mise en place d’une plateforme coopérative de diffusion des courses qui mette en relation la population avec tous les taxis genevois. «Cette plateforme devrait un droit numérique garanti par l’Etat pour tous les détenteurs d’une autorisation d’usage accru du domaine public».

Espagne: Madrid ouvrira son hôpital des pandémies en décembre

Il est sorti de terre en quelques mois et peut accueillir jusqu’à 1000 malades: «l’hôpital des pandémies» Isabel Zendal, érigé dans la capitale espagnole, ouvrira ses portes le 1er décembre, a annoncé mardi la région de Madrid.

Keystone

La région a annoncé lors de la première vague la construction de cet établissement avec un budget de 50 millions d’euros: un projet surnommé «l’hôpital des pandémies». Il s’agit d’un gigantesque complexe de 80'000 mètres carrés, avec une capacité d’accueil de plus de 1000 malades en cas de crise sanitaire et doté «d’un système de haute-technologie pour éviter les contaminations», affirme le gouvernement régional.

L’objectif est de soulager le reste du réseau sanitaire de Madrid, dont la saturation pendant la première vague de la pandémie avait poussé à improviser un hôpital de campagne dans un pavillon d’exposition de la ville.

Le canton de Vaud appelle la population à s’engager bénévolement

Le canton de Vaud a lancé mardi un appel à la population pour s’engager bénévolement pendant la pandémie du coronavirus. Il s’agit de venir en aide ponctuellement ou pour une plus longue durée aux institutions sociosanitaires, aux administrations communales, aux institutions publiques et parapubliques ainsi qu’aux associations et groupes d’entraide de proximité.

En collaboration avec l’association Bénévolat-Vaud, le Département de la santé et de l’action sociale (DSAS) a mis en place un processus de recherche et de gestion de bénévoles, indique mardi le gouvernement. Les volontaires n’ont pas besoin de disposer d’une formation spécifique.

Le soutien sera apporté à des organisations vaudoises actives auprès des personnes atteintes dans leur santé, vulnérables ou isolées. Les tâches vont de la préparation et la livraison de repas, à la gestion administrative en passant par l’aide pour les courses ou le soutien à des résidents d’institutions. Bénévolat-Vaud fera le lien entre les bénévoles et les organisations demandeuses.

Fin de la conférence de presse

Le point de presse des experts de la Confédération touche à sa fin. Vous pouvez revoir la conférence dans son intégralité ci-dessous.

Des centres de vaccination?

L'Allemagne prépare des centres où des milliers de personnes pourront être vaccinées chaque jour. Un journaliste demande si cela serait également envisageable en Suisse. Rudolf Hauri répond que des discussions en ce sens sont actuellement en cours afin de déterminer si la mise en place de tels centres a du sens.

Des tests systématiques dans les aéroports?

La législation actuelle ne permet pas d'instaurer des tests systématiques dans les aéroports. L'OFSP évalue toutefois cette possibilité, indique Virginie Masserey. Il faudrait pour cela déterminer quel type de test serait indiqué pour une telle démarche. Pour l'instant les tests rapides ne sont autorisés que dans les cabinets médicaux, les hôpitaux, les pharmacies ou les centres de tests autorisés par les cantons.

Pourquoi si peu de tests?

Rudolf Hauri estime que le nombre relativement faible de tests de dépistage effectués en Suisse est lié à un problème de communication. Les gens doivent être plus conscients du fait que les tests sont gratuits et dissiper leur peur de la quarantaine, selon lui.

Des consignes pour les fêtes?

Virginie Masserey indique que l'OFSP est en train de préparer des recommandations pour les fêtes de fin d'année. Garder ses distances, faire une fête plus courte, se réunir à l'extérieur plutôt qu'à l'intérieur et observer une auto-quarantaine de dix jours avant de se réunir sont quelques-uns des gestes à adopter pour éviter de nouvelles contaminations.

Raccourcir la durée de la quarantaine?

Une bonne solution n'a pas encore été trouvée en ce qui concerne la durée de la quarantaine, répond Virginie Masserey à un journaliste qui demande si la durée ne pourrait pas être raccourcie en cas de test négatif. Ce n’est pas le moment de prendre des risques, estime-t-elle.

Tester l'ensemble de la population?

Un journaliste demande s'il serait possible de tester l'ensemble de la population comme en Slovaquie ou en Autriche.

Virginie Masserey répond que les tests rapides pourraient être utilisés à cette fin mais ils n'ont pas été validés pour tester à large échelle les personnes sans symptôme. L'OFSP surveille ces expériences faites à l'étranger et évalue si cela serait approprié en Suisse.

Le chef de la Task Force prend la parole

Il y a deux semaines, le groupe de travail scientifique Covid-19 s'est fixé comme objectif de réduire de moitié le nombre de nouvelles infections toutes les deux semaines, indique le président de la Task Force Martin Ackermann. Cela signifierait moins de 500 nouvelles infections par jour d'ici la fin de l'année.

Dans l'ensemble, la Suisse est sur la bonne voie: "Il est agréable de voir que nous avons une valeur R de 0,78", déclare-t-il. Il estime que le nombre de cas en Suisse continuera de diminuer de moitié environ toutes les deux semaines,

Il y a encore dix jours, le taux était à 0,9. Ce taux détermine le nombre de personnes infectées par une personne positive au Covid-19. Les chiffres évoluent à la baisse, ce qui est positif, selon lui. Cette diminution s’explique par une nette amélioration dans la région lémanique, où le taux de reproduction est de 0,5.

Ne pas relâcher sa vigilance

La circulation du virus a augmenté dans certains cantons et diminué dans d'autres, indique le président de l’association des médecins cantonaux Rudofl Hauri. Les risques restent élevés, surtout à cette époque de l'année. Pour cette raison, la stagnation du nombre de cas n'est pas une raison de relâcher sa vigilance, souligne-t-il.

De bons concepts de protection sont en place dans de nombreuses institutions et entreprises. Ceux-ci sont cependant peu utiles s'ils ne sont que partiellement respectés. Beaucoup de personnes ont été infectées lors d'une pause repas car elles retirent parfois leur masque à ce moment-là.

Se faire dépister

Virginie Masserey rappelle qu'il est important de se faire tester dès l'apparition de symptômes tels que la fièvre, la toux, les maux de gorge, la perte de l'odorat ou du goût. Un dépistage rapide permet de détecter des foyers d'infection et éviter ainsi de nouvelles contaminations, souligne-t-elle.

Les tests rapides pour lutter contre les flambées de coronavirus
Virginie Masserey, la cheffe de la section contrôle de l’infection de l’OFSP, explique que les tests rapides seront utilisés pour lutter contre des flambées d’infections. (Vidéo: Keystone)

Les tests rapides sont possibles dans des cabinets médicaux, des hôpitaux, des pharmacies et des centres de tests. Ils sont indiqués pour les personnes ayant des symptômes depuis moins de quatre jours et ne faisant pas partie de la population à risque.

Virginie Masserey prend la parole

La cheffe de la section contrôle de l'infection de l'OFSP Virginie Masserey rappelle les chiffres quotidiens. Elle souligne que le nombre de décès en Suisse est généralement moins élevé que dans d'autres pays européens tels que la France ou l'Italie, ce qui témoigne de la bonne qualité du système de santé helvétique.

Le nombre de patients en soins intensifs est stable. Il reste environ 260 lits libres pour accueillir de nouveaux patients. "La situation est tendue mais maîtrisée", déclare-t-elle.

Suivez à 14h00 le point de presse des experts de la Confédération
L'hôpital des pandémies va ouvrir à Madrid

Il est sorti de terre en quelques mois et peut accueillir jusqu’à 1000 malades: le polémique hôpital des pandémies, érigé dans la capitale espagnole, ouvrira ses portes le 1er décembre, a annoncé mardi la région de Madrid.

«L’annonce d’un nouvel hôpital comme celui d’Isabel Zendal qui ouvre ses portes le 1er décembre est très importante», a déclaré la présidente conservatrice de la région, Isabel Diaz Ayuso.

AFP

La région, la plus touchée d’Espagne par l’épidémie de Covid-19, a annoncé lors de la première vague la construction de cet établissement avec un budget de 50 millions d’euros: un projet surnommé «l’hôpital des pandémies».

L'UE annonce un contrat de vaccins avec Moderna

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé mardi un contrat avec la société américaine Moderna pour fournir jusqu’à 160 millions de doses de vaccin contre le Covid-19, le sixième conclu par l’UE avec un laboratoire pharmaceutique.

AFP

«Je suis heureuse d’annoncer que nous approuverons demain un nouveau contrat pour sécuriser un autre vaccin contre le Covid-19 dans notre portefeuille», a déclaré Mme von der Leyen, lors d’un point presse, évoquant aussi un 7ème contrat de vaccins à venir, sans plus de précision.

Avant cette annonce, la Commission européenne avait déjà signé cinq contrats pour précommander des vaccins: avec le suédo-britannique AstraZeneca et l’américain Johnson & Johnson (jusqu’à 400 millions de doses auprès de chacun), le duo franco-britannique Sanofi-GSK (jusqu’à 300 millions de doses), le duo américano-germanique Pfizer-BioNTech (jusqu’à 300 millions de doses) et enfin avec l’allemand CureVac (jusqu’à 405 millions de doses).