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Craintes «importantes» chez les chauffeurs TL

Travailleurs au front du coronavirus, ils ne portent ni masques ni gants.

Les chauffeurs ne portent ni masques, ni gants. Mais continuent d'assurer l'horaire du dimanche.
Les chauffeurs ne portent ni masques, ni gants. Mais continuent d'assurer l'horaire du dimanche.
Olivier Vogelsang

Ceux qui sortent encore un peu le nez de chez eux l’auront remarqué: les bus et métros circulent presque comme si de rien n’était. Même si la diminution du nombre d’utilisateurs des transports publics se chiffre à 90%, il reste 35'000 passagers par jour dans les TL. Malgré l’horaire «du dimanche» appliqué depuis le 23 mars.

Avant cela, deux adaptations à la crise du coronavirus s’étaient fait remarquer, le week-end du 14 mars: la porte avant des bus est condamnée et une chaînette crée un sas entre les derniers sièges et le chauffeur. Chacun a du gel pour se désinfecter et de quoi nettoyer son poste.

Mais les bus continuent d’être conduits par des employés tout sauf barricadés. Le Syndicat du personnel des transports s’en inquiète. Alerté par plusieurs chauffeurs et manutentionnaires employés par les transports lausannois, il estime que des mesures de base ont tardé et que des protections supplémentaires devraient être prises.

À plusieurs reprises, des demandes de pouvoir porter un masque et des gants ont été formulées. C’est non. Comme le dit la porte-parole des TL, Pauline Cernaix: «La question des masques est un sujet à aborder sous un angle national. Les stocks de FFP1, FFP2 et FFP3, seuls efficaces pour assurer une véritable protection contre le Covid-19, sont insuffisants partout en Suisse. Les masques disponibles sont distribués prioritairement au personnel sanitaire et aux militaires. Nos collaborateurs n’en sont donc pas équipés.»

«Les TL appellent leurs clients à devenir de véritables partenaires […] en acceptant de prendre, par exemple, le métro suivant»

Conséquence potentielle, avancent des travailleurs, 20% des employés seraient à l’arrêt, pour une bonne part atteints du Covid-19. Les TL ne confirment pas. Mais ils «doivent faire face une disponibilité diminuée de leurs collaborateurs. Plus qu’un pourcentage, le défi quotidien pour les TL est de trouver la bonne adéquation entre un service de transport minimum pour les fonctions vitales à la société (p. ex. le personnel de santé et des commerces alimentaires), avec la possible distance sociale recommandée, et la préservation des métiers stratégiques indispensables pour offrir un service a minima.»

Des employés alertent aussi sur les distances entre les passagers, qui ne seraient pas respectées en tout temps. Des heures de pointe sont toujours observées. «La recommandation liée à la distance sociale peut être respectée si nos clients acceptent de jouer le jeu de la flexibilité, selon Pauline Cernaix. En effet, la fréquentation est aujourd’hui en moyenne à 10% dans les métros et 25% dans les bus. C’est pourquoi les TL appellent leurs clients à devenir de véritables partenaires de cette organisation de crise en acceptant de prendre, par exemple, le métro suivant et/ou de se répartir dans l’espace afin de maintenir la distance sociale recommandée.»

Cliquez pour toutes les informations relatives aux mesures prises par les TL

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