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Le gouvernement vaudois ajuste le tir

Le nouveau texte du Canton gomme les redites avec le texte fédéral, qui a été rendu public lundi en fin de journée.

«Nous avons décidé d’utiliser la marge de manœuvre qui nous est laissée afin de durcir autant que possible les mesures cantonales. Le Conseil d’État en appelle solennellement au Conseil fédéral pour qu’il accroisse les mesures sanitaires d’éloignement dans toute la mesure du possible.» Nuria Gorrite ne prononce pas le mot de «confinement», mais c’est ainsi que son nouvel appel au gouvernement suisse est compris. À moins que la population ne respecte les consignes d’éloignement.

L’arrêté du Conseil d’État vaudois de lundi après-midi est abrogé et remplacé par un nouveau. Finies les redondances avec le texte fédéral, qui a été rendu public lundi en fin de journée. L’arrêté s’adapte à la durée des mesures, qui ont pris effet mercredi à 18h: elles sont désormais actives jusqu’au 19 avril (et non plus le 30 avril). En quelque sorte, les choses rentrent dans l’ordre. Berne fixe les règles pour toute la Suisse, les Cantons ont encore une marge.

Rappelons que la Confédération n’interdit pas l’ouverture des commerces suivants: magasins d’alimentation et de consommation courante, kiosques, restauration à l’emporter, livraison de repas, pharmacies, drogueries, magasins de moyens auxiliaires médicaux (lunettes, appareils auditifs, etc.), offices et agences de poste, magasins des opérateurs de télécoms, banques, stations-services, ateliers de réparation de véhicules. De même les gares, les services sociaux, les services médicaux et les hôtels ont le droit de rester ouverts. Vaud ne peut pas modifier cette liste. Il fixe les horaires (7h-20h en semaine, 7h-19h le samedi), sans limiter les ouvertures plus étendues déjà accordées. La distance d’éloignement de 2mètres entre deux personnes n’est plus explicitement mentionnée dans l’arrêté vaudois. C’est aux autorités sanitaires de la fixer. Mais mercredi, ces dernières n’ont pas varié sur cette distance de 2 mètres. Les rassemblements privés sont limités à dix personnes, et les rassemblements publics (parcs, places et places de jeux) à cinq personnes. L’arrêté cantonal du 18 mars n’aborde pas la pratique du sport en groupe. En revanche, il n’est plus question de laisser ouvertes les infrastructures sportives.

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C’est donc surtout sur les chantiers et l’industrie que Vaud frappe. Ils sont désormais interdits, sauf si la distance d’éloignement personnel et l’hygiène sont respectées. Genève, de son côté, interdit tous les chantiers et l’industrie dès vendredi.

«La police cherche à convaincre plutôt que contraindre», assure Denis Froidevaux, chef de l’état-major cantonal de conduite, désormais coordinateur des forces de l’ordre. À quand la répression? Nuria Gorrite souligne que les préfets ont reçu des ordres mercredi. Les contrevenants au texte vaudois risquent jusqu’à 20'000 fr. d’amende (50'000 fr. si récidive). Une violation de l’ordonnance fédérale peut valoir jusqu’à 3 ans de prison.

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