Passer au contenu principal

A Lausanne, service minimal pour l'administration

L'administration communale et ses 5400 employés met en oeuvre son «plan de continuité». Télétravail, polyvalence et fermetures sont les maîtres mots.

L'administration communale de Lausanne est fortement réduite.
L'administration communale de Lausanne est fortement réduite.
Gérald Bosshard

Jeudi, la séance de la Municipalité de Lausanne se fera par visio conférence. Comme presque partout, le télétravail est désormais de mise. Mais ces derniers temps, l’exécutif lausannois a eu fort à faire. «Un travail considérable d’organisation et de gestion de crise est effectué», dit le syndic, Grégoire Junod.

Avec ses 5400 employés, l’administration lausannoise est massivement réduite mais des «tâches de fond» doivent être assurées. Le syndic cite des exemples: sécurité, eau, électricité ou encore guichets de services sociaux. Mardi après-midi, une communication (à disposition sur le site de la Ville) donnait les détails de son «plan de continuité», soit la liste des services avec leurs modalités d’accès.

Pierre-Antoine Hildbrand, municipal de la sécurité et de l’économie, coordonne la cellule DIAM qui sert notamment à lister les besoins essentiels et identifier les carences éventuelles. Et explique comment «chaque administration, en fonction de son profil, doit évaluer ses missions prioritaires».

L’élu exemplifie: «Les pompiers n’examinent plus les mises à l’enquête de constructions. Comme conducteurs de camions, ils pourraient aussi par exemple suppléer des conducteurs de camions poubelles !»

Conseil à l'arrêt: pas de conséquences immédiates

Le Conseil communal est lui à l’arrêt. «Une de ses principales fonctions est d’autoriser les dépenses», rappelle Pierre-Antoine Hildbrand. Deux gros chantiers attendent un vote du Conseil et donc leur argent au mois d’avril. Et devront faire sans. Il s’agit du collège Saint-Roch et du Théâtre de Vidy.

Pour Vidy, Grégoire Junod indique que «nous irons de l’avant avec les soumissions » dès le mois d’avril. Rassuré par le vote unanime de la commission au sujet de ce projet de rénovation et agrandissement à 27,5 millions, il ne s’inquiète pas trop. En revanche, tout comme pour le collège, ce chantier est «saisonnier». Comprendre: il dépend d’ouvertures et de fermetures des structures. Des retards conséquents si la crise du coronavirus venait à se prolonger pourraient ainsi compliquer grandement ces travaux.

Collège de Saint-Roch

Autre projet dans le pipeline: le collège de Saint-Roch. La vénérable bâtisse datant 1874 a besoin d'un sérieux lifting. Son dernier rafraîchissement date de... 1945. Dans un préavis que le Conseil communal devait normalement examiner ce mardi soir, la Municipalité proposait un crédit d'ouvrage de 17,5 millions pour isoler le bâtiment, restaurer les belles façades en molasse et réorganiser les circulations intérieures de l'édifice.

Voir le contenu

Une mise à l'enquête pour l'installation de portakabin dans les abords du collège a déjà été ouverte. Ces constructions provisoires serviront à transférer une partie des classes durant les travaux. La commission qui a préavisé sur le texte municipal l'a accepté à l'unanimité. C'est une des raisons pour lesquelles la Municipalité se permettra de lancer les adjudications même sans vote formel du Conseil. Pour le municipal responsable, David Payot, la principale inconnue sur les travaux consiste dans la possible fermeture des chantiers. Il cite le cas de deux autres collèges, celui de Riant-Pré, aux Fiches, et celui du Belvédère. Dans le premier cas, l'ouverture de la nouvelle école est prévue pour la prochaine rentrée. Si les derniers travaux ne peuvent pas se faire (électricité, connectique, etc.), cette ouverture sera reportée.

Au Belvédère, on est au stade des portakabins qui doivent être montés pour la rentrée. Si cela ne peut se faire, les gros travaux pour le bâtiment de l'annexe, avenue des Croix-Rouges, pourraient également être décalés. «Nous attendons la semaine prochaine pour voir ce qu'il en est de tous ces éventuels rééchelonnements», indique David Payot.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.