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Sondage «alarmant» sur les commerces lausannois

De nombreux magasins craignent pour la survie de leur activité. D’autant que la grande majorité ne fait pas de vente en ligne.

Ils ont pour la plupart dû fermer boutique. Les commerçants lausannois voient les jours passer depuis le 17 mars et, avec eux, leur chiffre d’affaires s’effondrer. La Société coopérative des commerçants lausannois (SCCL) a pris le pouls de ses 300 et quelques membres. Et livre un sondage «alarmant».

Ils sont grosso modo 150 à avoir répondu, allant de la confiserie à la bijouterie en passant par le bien-être, le jouet ou encore la boisson. Parmi eux l’inquiétude règne: ils ne sont que 16,7% à penser que la crise ne met pas en péril leur activité.

Le sondage offre aussi un point de vue un peu différent sur la vague de commerces supposément tous transformés en rois de la commande sur internet et de la livraison. À Lausanne, 64,6% des sondés ne vendent rien sur internet. Et c’est sans surprise qu’ils sont 80,2% à avoir fait une demande de chômage partiel.

Une série de requêtes

La SCCL formule, en plus d’autres nombreux chiffres, une série de requêtes qui remontent du terrain. Parmi les principales: «L’exonération totale des loyers pour la période de fermeture des magasins, l’exonération de paiement de la TVA, des frais de douane et des cotisations sociales pour l’année 2020, l’augmentation des indemnités RHT (réduction de l’horaire de travail) et APG (allocations pour perte de gain) à 80% du salaire pour les entrepreneurs salariés, et finalement, des subventions à fonds perdu pour les plus fragiles des entrepreneurs (sains avant la crise).»

Plus largement, la Société coopérative demande au Conseil fédéral d’augmenter les moyens d’aide prévus, à l’image de ce qui a été fait en 2008 pour les banques. Et appelle aussi à geler les loyers de tous ces commerçants. Et prévient: «Nous nous dirigeons, à terme, vers des centres-villes vides et moroses, accentuant la vente sur internet et les fuites de capitaux vers des multinationales étrangères qui n’emploient pas, ne forment pas et ne paient pas d’impôts en Suisse.»

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