La domination sans partage de l’Europe

FootballPour la quatrième fois de suite, le champion du monde sera européen.

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France, Belgique, Angleterre ou Croatie: faites vos jeux, le champion du monde sera européen cette année. C’est devenu une habitude: ce Mondial sera le quatrième de suite à consacrer le Vieux-Continent. Mais est-ce vraiment surprenant?

Le XXIe siècle a définitivement fait rentrer le football dans l’ère du business planétaire. Et sur le plan des affaires, tout se passe en Europe. Les plus grands championnats, les droits de télévision les plus exorbitants, les salaires les plus mirobolants et les meilleurs joueurs qui vont avec: c’est en Europe bien sûr. Si l’argent mondial généré par le football se compte en centaines de milliards de francs, près de 25% de cette somme colossale est réunie par la seule Premier League, le championnat anglais. Si le football s’est globalisé à l’échelle de la planète, il faut reconnaître que son économie s’est concentrée sur l’Europe dans des proportions folles.

Il y avait 736 joueurs présents au départ de ce Mondial. L’énorme majorité d’entre eux évoluaient cette saison dans un club européen: 129 en Angleterre, toujours en tête, 81 en Espagne, 67 en Allemagne, 58 en Italie, 49 en France, 36 en Russie. On s’arrête là. Une écrasante majorité.

Forcément, l’Europe en profite pleinement: avec des moyens, des infrastructures, des centres de formation professionnelle partout et l’émulation d’avoir les meilleurs joueurs étrangers du monde le plus tôt possible augmente le niveau. Il n’y a guère que l’Italie pour n’avoir pas su s’adapter en étant attentif à cette formation des jeunes – elle n’est d’ailleurs pas en Russie.

Onze titres à neuf

La Coupe du monde vit cette année sa 21e édition. Jusqu’ici, l’Amérique du Sud l’a remportée neuf fois (cinq fois le Brésil, deux fois l’Uruguay, deux fois l’Argentine) et l’Europe onze fois (quatre fois l’Allemagne, quatre fois l’Italie, une fois l’Angleterre, une fois la France, une fois l’Espagne). Mais avec ses quatre derniers succès consécutifs, il faut presque se demander: l’Amérique du Sud pourra-t-elle encore une fois soulever le trophée à l’avenir?

Poser cette question, c’est s’interroger sur la répartition des richesses du football. Pas sûr que la vieille Europe soit partageuse, elle qui bat tous les records en termes de prix de transferts. Elle cherche bien sûr de nouveaux marchés (États-Unis, Asie), mais ne va pas scier la branche sur laquelle elle est assise. (24 heures)

Créé: 09.07.2018, 11h25

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