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«On ne peut pas plaire à tout le monde»

Hector Cuper, sélectionneur d’une Egypte qui joue très gros ce soir contre la Russie, se voit reprocher une tactique très défensive.

Hector Cuper se moque de ne pas plait aux médias égyptiens. «Je ne laisse jamais de place aux regrets», clame-t-il.
Hector Cuper se moque de ne pas plait aux médias égyptiens. «Je ne laisse jamais de place aux regrets», clame-t-il.
Keystone

L’Argentin Hector Cuper ne semble pas en odeur de sainteté auprès des médias égyptiens. Au cours de la conférence de presse tenue lundi à la veille du match contre la Russie, le propos a bien évidemment concerné Mohamed Salah. Mais l’ex-entraîneur de Valence et de l’Inter a aussi été «bousculé» sur ses choix tactiques. En cas de défaite, ce soir à Saint-Pétersbourg, son avenir à la tête des Pharaons s’annoncerait très sombre.

- Hector Cuper, dans quel état d’esprit abordez-vous ce match déjà décisif contre la Russie?

On a fait nos devoirs, analysé en détail notre adversaire. Nous connaissons l’importance de ce match et nous savons ce que nous avons à faire: gagner. De toute façon, on ne commence jamais un match avec une autre idée en tête.

- Mohamed Salah jouera-t-il?

Il est prêt, mais nous le pensions aussi avant le premier match (ndlr: la star avait finalement dû déclarer forfait contre l’Uruguay). Donc on verra après le dernier entraînement. J’espère et je pense qu’il jouera, vu son importance pour nous. Mohamed est une arme essentielle, mais pas une garantie non plus. Cela dit, quand il est absent, bien sûr, on le remarque.

- Est-il le meilleur joueur que vous n’ayez jamais coaché?

C’est l’un des dix meilleurs joueurs au monde actuellement, il n’y a pas l’ombre d’un doute sur ce point. C’est un privilège d’entraîner un tel élément, d’autant qu’il est humble, c’est un vrai joueur d’équipe. Et dans les vingt-cinq derniers mètres, son aisance technique, celle dont il a fait preuve cette saison à Liverpool mais aussi à Rome auparavant, permet beaucoup de choses.

- Stanislav Cherchesov, le sélectionneur russe, a affirmé qu’il savait comment le «stopper». Qu’en dites-vous?

J’imagine que chaque entraîneur a sa propre stratégie… Salah est un joueur crucial, mais je pense que la Russie commettrait une erreur si elle se disait qu’il n’y a qu’un seul joueur à stopper sur le terrain.

- Vous allez devoir marquer, or votre équipe n’a inscrit qu’un but lors de ses quatre derniers matches…

Je préférerais que vous évoquiez nos vingt derniers matches, plutôt que juste ces quatre. C’est normal de vouloir marquer trois ou quatre buts par match. Mais c’est évidemment impossible, surtout à un si haut niveau que celui de la Coupe du monde. Nous n’avons pas marqué contre l’Uruguay, peut-être simplement parce que la réussite n’était pas de notre côté.

- Allez-vous renoncer à votre système très défensif contre la Russie?

C’est dur de répondre à cette question sans risque de me répéter. Nous avons notre identité, notre style, même s’il ne peut pas plaire à tout le monde. Ce n’est pas que nous ne nous créons pas d’occasions, mais des détails ont fait que nous n’avons pas marqué. J’ai peut-être fait des erreurs, comme chaque être humain. Mais nos joueurs ont confiance dans ce que nous faisons, et c’est là l’essentiel.

- Ne regrettez-vous pas de ne pas avoir emmené un attaquant supplémentaire dans votre liste des 23?

Lorsque je prends une décision, c’est parce que je suis convaincu que c’est la bonne. Donc non, je ne regrette rien. Je ne laisse jamais de place aux regrets.

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