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FootballLa Suisse bat la Serbie au bout du suspense

Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri ont envoyé la Serbie au tapis. Ce match restera à jamais gravé dans leur mémoire.

Mais qui peut encore douter? Qui ose croire que Xherdan Shaqiri n'est pas un joueur d'exception? Le Bâlois a terrassé la Serbie à Kaliningrad dans une rencontre qui signifiait tant pour lui et qui place la Suisse, qui s'est imposée 2-1, dans une bonne position en vue des 8es de finale de la Coupe du monde.

Xherdan Shaqiri a inscrit le but de la victoire à la 90e minute. Lancé parfaitement par Mario Gavranovic, il n'a laissé aucune chance au gardien Vladimir Stojkovic pour offrir un succès qui ouvre les portes du tour suivant à l'équipe de Suisse. Mercredi à Nizhny Novgorod, un nul suffira pour valider la qualification. La sélection de Vladimir Petkovic pourrait même se permettre de perdre contre les Costariciens, qui sont déjà éliminés, si la Serbie devait s'incliner dans le même temps face au Brésil.

Menée très tôt dans le match - à la 5e minute -, la Suisse mérite son succès grâce à une seconde période de rêve. Elle avait commencé par l'égalisation de Granit Xhaka à la 52e avant d'être couronnée par le raid de Shaqiri. Deux enfants du Kosovo ont envoyé la Serbie au tapis. Ce match restera à jamais gravé dans leur mémoire.

La folie à Genève après le but de Shaqiri:

Entame catastrophique

L'équipe qui avait su, cinq jours plus tôt, défendre admirablement devant le Brésil de Neymar a pris l'eau d'entrée de jeu. L'ouverture du score de la Serbie à la 5e minute sur une tête d'Alexsandar Mitrovic, à la récpetion d'un centre de Dusan Tadic, était la copie conforme d'une action survenue quelques secondes plus tôt sur laquelle Ricardo Rodriguez et Fabian Schär avaient connu les mêmes tourments.

Sauvés la première fois par la détente de Yann Sommer, le Zurichois et le Saint-Gallois ne furent pas secourus la seconde fois par leur gardien qui n'y pouvait rien. Le latéral et le défenseur central endossent une responsabilité presque écrasante sur ce but qui modifiait bien des données.

Déjà partie sur le mauvais pied avec une déviation de Haris Seferovic à 15 mètres de son coéquipier le plus proche sur le premier ballon dans le camp adverse, la Suisse accusait le coup. Ce but tombé si tôt dans la rencontre ne plaçait-il pas les Serbes dans une position idéale? Portés par leur public et par l'euphorie de cette réussite de l'attaquant de Fulham, les Aigles blancs ont vraiment fait mal à une défense suisse qui voyait Schär ne plus ressortir la tête de l'eau pendant un bon moment et ses deux latéraux souvent ébranlés par les percées adverses.

Les «fantômes» de Sao Paulo

Comme à l'Euro 2016 devant la Roumanie et la Pologne, la Suisse n'avait pas d'autre choix que de marquer pour «survivre». Avec un Haris Seferovic totalement «absent», c'est Blerim Dzeimaili qui devait bénéficier des deux grandes chances de la Suisse avant le repos: une reprise trop croisée après un centre de Rodriguez (10e) et, surtout, une déviation sur un service de Zuber que le gardien Vladimir Stojkovic repoussait en corner (30e).

Sur ces deux actions, on avait le sentiment que Blerim Dzemaili se battait avec les fantômes de Sao Paulo, qui l'avaient hanté après ce huitième de finale contre l'Argentine il y a quatre ans où il avait déjà été malheureux dans le dernier geste. A la reprise, Vladimir Petkovic prenait la décision qui s'imposait. Il introduisait Mario Gavranovic pour Seferovic dans l'espoir de donner enfin du poids à son attaque. Même si le Tessinois n'était pas impliqué dans l'action de l'égalisation, ce choix insufflait un nouvel allant.

La Suisse recollait au score sur une action qui doit beaucoup à Steven Zuber et à Xherdan Shaqiri. La vista du premier et la reprise instantanée du second repoussée par Aleksandar Kolarov ont amené Granit Xhaka à armer cette frappe imparable.

Homme du match, Xherdan Shaqiri trouvait la transversale à la 58e sur une action qui aurait pu emmener deux pays vers le paradis. Replacé dans l'axe après l'introduction de Breel Embolo pour Blerim Dzemaili à la 73e, le Bâlois ne galvaudait pas cette fois une seconde chance d'écrire l'histoire à la dernière minute. Comme Ganit Xhaka sur le 1-1, il célébrait sa réussite avec le signe de l'aigle albanais. Pour une fois, Valon Behrami a dû leur pardonner ce geste qu'il avait réprouvé avec véhémence dans un passé récent.

ats

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