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Opinion

Courses de Crans-Montana
Skieuses victimes d’un cirque pas tout blanc

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Lara Gut-Behrami et ses coéquipières ont logé à l’Hôtel du Mont-Paisible ce week-end. Seul semblant de tranquillité durant ces épreuves de Coupe du monde à Crans-Montana, où les polémiques reviennent sans cesse.

La station valaisanne est censée accueillir les championnats du monde de ski en 2027. L’an dernier, la démission surprise de la directrice Caroline Kuyper avait jeté un froid. Le rafraîchissement était encore plus fort cette année, avec la menace de la Fédération internationale (FIS) de retirer ces Mondiaux si Swiss-Ski ne respecte pas ses engagements.

Un véritable coup de massue sur le Haut-Plateau où absolument tout rappelle que Crans-Montana est l’heureuse élue. Des pommes sont gravées avec le logo de la manifestation, bâches et affiches sont placardées dans la station. Même les discussions mènent vers ce futur radieux censé porter la fête du ski à son paroxysme.

Les dirigeants du ski mondial ont plombé l’ambiance ce week-end. Au fond, peu importe qui est le fautif dans ce dialogue de sourds. Il est temps de s’intéresser aux victimes: à savoir les skieuses dont les performances sont encore passées au second plan.

Ces dernières peinent déjà à exister dans un mois de janvier où les classiques masculines prennent le pas. Il y a bien eu de l’attention autour de Cortina d’Ampezzo, mais pas pour les bonnes raisons. Partout où les championnes vont, leur présence cristallise les problèmes structurels. Avant Crans, il y a eu Mont-Tremblant – où Lara Gut-Behrami a dénoncé les conditions de course – et Cervinia, qui n’a toujours pas pu lancer le moindre départ. Le cirque blanc est un monde décidé par les hommes, pour les hommes. Ceux-là mêmes qui répètent à tout va qu’ils œuvrent pour leur sport, avant leur propre ego.