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CoronavirusTémoignage: le premier parlementaire touché par le virus

Le Fribourgeois Jacques Bourgeois est le premier élu à Berne qui admet avoir été contaminé par le Covid au printemps. Avec des symptômes légers.

Comme tout le monde dans la salle des pas perdus du Conseil national, Jacques Bourgeois (PLR) porte aujourd’hui le masque et le sien est aux couleurs du parti «Libre et Responsable».
Comme tout le monde dans la salle des pas perdus du Conseil national, Jacques Bourgeois (PLR) porte aujourd’hui le masque et le sien est aux couleurs du parti «Libre et Responsable».
lematin.ch/Eric Felley

«Il faut avancer, il faut continuer de siéger et surtout éviter que l’on soit mis en quarantaine». Le conseiller national Jacques Bourgeois (PLR/FR) a répondu présent ce lundi pour le début de la session d’automne des Chambres fédérales à Berne. Comme tous les parlementaires, il avait quitté le Palais fédéral le 13 mars dernier, écourtant d’une semaine la session de printemps. Lui s’en souvient très bien, car peu de temps après, l’épidémie l’a rattrapé: «J’ai eu des symptômes légers, perte du goût et de l’odorat, se souvient-il. Je n’avais pas de fièvre, ni de problème pulmonaire, mais j’étais très fatigué. Puis j’ai fait un test sérologique, qui s’est révélé positif.»

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Jusqu’ici, il semblait qu’aucun parmi les 246 parlementaires à Berne n’avait été touché directement par l’épidémie. «Il se peut qu’il y en ait d’autres, précise-t-il, mais ils n’ont peut-être pas envie que cela se sache». Jacques Bourgeois a donc guéri après trois semaines: «Durant cette période, chaque matin, je mettais mon nez sur un clou de girofle pour sentir si mon odorat revenait…»

Une session sous pression

Par contre, il n’a jamais perdu son flair politique et il est revenu siéger au mois de juin à Bernexpo. Aujourd’hui, il éprouve encore «des moments de fatigue» sans pouvoir les attribuer avec certitude à la maladie. «Cet été, j’ai traversé les Alpes à vélo, il faut croire que cela ne va pas si mal…» Dès lundi, il se prépare à un autre marathon avec ses collègues du Conseil national, qui se sont imposé un programme très exigeant. Pour rattraper le temps perdu, la Chambre du peuple travaille tous les lundis soir en mode «open end», ainsi que les jeudis après-midi. Par ailleurs, il n’y a pas beaucoup de réjouissances prévues. Tout le monde craint que la session doive s’arrêter si le coronavirus entre au Palais fédéral.