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ÉtudeLes médecins suisses sont plutôt favorables aux mesures Covid-19

La plupart des médecins en Suisse estiment que les mesures mises en place par les autorités pendant le semi-confinement étaient appropriées, selon une étude de gfs.bern publiée ce mercredi.

Plus de 80% des médecins hospitaliers en soins somatiques aigus estiment que les mesures pendant le semi-confinement ont été appropriées.
Plus de 80% des médecins hospitaliers en soins somatiques aigus estiment que les mesures pendant le semi-confinement ont été appropriées.
KEYSTONE

La majorité des médecins suisses considère que les mesures mises en place par les autorités pendant la pandémie de coronavirus ont été pertinentes, selon une enquête représentative. En revanche, la planification en amont de la pandémie est vue d’un oeil critique.

Plus de 80% des médecins hospitaliers en soins somatiques aigus estiment que les mesures pendant le semi-confinement ont été appropriées, tant au niveau de la Confédération que des cantons et des hôpitaux, selon une enquête représentative de gfs.bern mandatée par la FMH et relayée mercredi dans le dernier Bulletin des médecins suisses. Entre juin et juillet, 1551 médecins ont été interrogés.

Le taux de satisfaction est moindre chez les médecins installés en cabinet. Néanmoins, tant chez les médecins hospitaliers en soins somatiques aigus que chez ceux installés en cabinet, un peu plus d’un tiers ont trouvé que le corps médical n’avait pas été assez impliqué. Environ la moitié des deux catégories estiment que l’approvisionnement en médicaments et en matériels de protection était insuffisant.

Pour 55% des médecins hospitaliers, les autorités s’étaient suffisamment préparées à l’urgence d’une pandémie. Seuls 38% des médecins installés en cabinet sont de cet avis.

Pas de fermeture

Dans la perspective d’une prochaine pandémie, un peu plus de la moitié de tous les médecins interrogés approuvent le fait que les autorités doivent miser davantage sur les gestes barrières, à savoir la distanciation physique et les mesures d’hygiène. En revanche, il faut moins favoriser les interdictions et les fermetures de commerces ou d’écoles.

Les sondés trouvent que les points à améliorer si la situation se répète concernent un meilleur approvisionnement (matériels de protection, désinfectants, médicaments) ou un confinement et le port du masque obligatoire décidés plus tôt. Ils estiment aussi importantes une protection accrue du personnel de santé et une meilleure coordination d’une part entre la Confédération et les cantons et d’autre part entre les hôpitaux.

Cabinets moins sollicités

La charge de travail durant le semi-confinement a été différente parmi les médecins. Seuls 15% des médecins de cabinet ont fait état d’un temps de travail stable et 7% d’entre eux ont estimé leur charge de travail plus élevée. La moitié a réduit son temps de travail et 10% ont totalement arrêté d’exercer, dont la plupart n’ont bénéficié d’aucune indemnité en cas de chômage technique, selon l’enquête.

Dans le domaine des soins somatiques aigus en hôpital, le temps de travail est resté constant pour la moitié des médecins. Pour un cinquième, il a augmenté. Les praticiens en médecine intensive et en infectiologie ont été les plus sollicités.

La FMH souligne par ailleurs que le corps médical s’inquiète des conséquences d’un rendez-vous reporté chez le médecin ou à l’hôpital pour les patients, quelle que soit leur maladie. Outre l’accentuation des problèmes de santé, des coûts médicaux en découlent.

ATS/NXP