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Chiffres rouges à CointrinCovid et lutte antipollution mettent l’Aéroport de Genève à genoux

Privé de trafic, Cointrin traverse la pire crise de son histoire, encore accentuée par les contraintes environnementales. Sur le tarmac, les conditions de travail empirent.

Des avions cloués au sol, ici sur le tarmac en avril 2020. Six mois plus tard, la reprise du trafic se fait toujours attendre. La crise frappe de plein fouet les finances de l’Aéroport.
Des avions cloués au sol, ici sur le tarmac en avril 2020. Six mois plus tard, la reprise du trafic se fait toujours attendre. La crise frappe de plein fouet les finances de l’Aéroport.
KEYSTONE

«Retrouvez l’envie de voyager.» Cette publicité qui fleurit sur les murs de la ville n’émane pas d’une agence de voyages, elle est signée de l’Aéroport de Genève. Elle sonne comme un appel au secours, mais sans effet réel. Car à Cointrin les halls voyageurs sont vides, les commerces désertés et le tarmac endormi. L’aéroport connaît la pire crise de son histoire, l’année même de son centenaire. Et comme si le Covid ne suffisait pas, le voilà attaqué sur son point faible, son impact environnemental.

Le trafic ne reprend pas. Après un léger sursaut en été, l’activité est de nouveau en berne. Le mois de septembre n’a vu que 300’000 passagers, soit 20% du volume habituel. La fin de l’année sera pire. Après les quarantaines, voici revenus les confinements. Or pas de voyageurs, pas de taxes aéroportuaires et pas d’achats dans les commerces. Les deux mamelles de l’aéroport sont taries.

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