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BanqueCredit Suisse lance la contre-attaque face aux néobanques

Outre une nouvelle application bancaire qui doit lui permettre de lutter à armes égales contre les néobanques comme Revolut ou N26, Credit Suisse a élaboré un nouveau concept de succursales en vue du coworking.

Le géant bancaire va lancer en octobre une nouvelle application bancaire nommée CSX, regroupant une large palette d’opérations. Cette offre s’inscrit dans un contexte de forte concurrence sur le créneau numérique émanant des néobanques comme Revolut ou N26 (archives).
Le géant bancaire va lancer en octobre une nouvelle application bancaire nommée CSX, regroupant une large palette d’opérations. Cette offre s’inscrit dans un contexte de forte concurrence sur le créneau numérique émanant des néobanques comme Revolut ou N26 (archives).
KEYSTONE/URS FLUEELER

Credit Suisse va lancer en octobre une nouvelle application bancaire nommée CSX, regroupant une large palette d’opérations bancaires. Cette offre s’inscrit dans un contexte de forte concurrence sur le créneau numérique émanant des néobanques comme Revolut ou N26.

Les utilisateurs de CSX – qui se déclinera en «CSX Young» pour les 15-25 ans – pourront réaliser leurs opérations bancaires sur leur téléphone portable, indique jeudi la grande banque. Ils pourront ouvrir en ligne leur compte privé en francs et obtiendront une carte de débit, le tout gratuitement.

Les adeptes des retraits en espèce pourront obtenir une carte «premium» qui les dispensera de frais lors des passages aux distributeurs automatiques en Suisse, alors que l’offre basique implique une ponction de 2 francs par retrait. Les jeunes clients de CSX Young recevront la carte «premium» par défaut et sans taxe mensuelle.

Selon Moneyland, l’offre basique CSX figure parmi les moins chères du marché pour les adultes suisses. Si l’on ne tient pas compte des taux de change, Credit Suisse est au coude-à-coude avec la néobanque helvétique Neon, qui parvient néanmoins à lui damer le pion, affirme le communiqué distinct.

L’obtention d’une carte «premium» implique un coût annuel de 47,40 francs par année. Chez Neon, il faut compter 46 francs annuels et chez Zak – la solution de Banque Cler – 96 francs. Un compte privé traditionnel coûte 110 francs par an chez Credit Suisse.

Coworking en succursale

A ce titre, le numéro deux bancaire helvétique est déjà plus avantageux que les concurrents UBS (151,60 francs), Raiffeisen (168), Postfinance (155) ou la Banque cantonale de Zurich (162), considère le comparateur, qui se revendique indépendant.

La solution CSX pêche en revanche sur l’utilisation à l’étranger. Des néobanques comme les britanniques Revolut ou Transferwise proposent des cours de change bien plus avantageux.

En marge du lancement de son application, Credit Suisse annonce un nouveau concept de succursales qui permettra l’accueil de travailleurs nomades. Ces espaces de coworking seront aménagés sur «certains sites choisis», indique la banque aux deux voiles, sans apporter davantage de précision.

Ces espaces, ainsi que des salles de groupes multimédia et une zone événementielle, seront mis à disposition de tiers ou utilisés par Credit Suisse, en cas de besoin. Les succursales concernées présenteront une structure modulaire adaptée aux «conditions locales».

Le nouveau concept a été étrenné dans la nouvelle succursale de l’Europaallee, près de la gare de Zurich. Credit Suisse n’est pas la première banque à proposer du coworking dans ses bureaux. La Banque cantonale de Zurich a lancé en 2015 son projet «Büro Züri» et offre depuis des espaces gratuits de travail à la population.

ATS/NXP