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Procès de la corruption à GenèveLes étranges ficelles du business minier en Guinée

Au Tribunal correctionnel, un accusé a raconté comment le Franco-Israélien Beny Steinmetz s’est emparé d’une des plus grandes réserves de fer du monde.

Monsieur Frédéric C., avec à sa droite son avocat, Jean-Marc Carnicé, lors de son interrogatoire par le Tribunal correctionnel de Genève.
Monsieur Frédéric C., avec à sa droite son avocat, Jean-Marc Carnicé, lors de son interrogatoire par le Tribunal correctionnel de Genève.
PATRICK TONDEUX

Sauce tomate, sucre et croupions de dinde. Il ne s’agit pas d’une recette traditionnelle d’Afrique de l’Ouest, mais des marchandises qui ont ouvert les portes de la Guinée et de ses richesses minières à Beny Steinmetz. Le magnat des matières premières franco-israélien est jugé depuis lundi à Genève, pour corruption et faux dans les titres. Mercredi, au troisième jour du procès, l’un de ses coaccusés a expliqué comment il avait aidé son groupe BSGR à s’emparer des permis sur les gisements de fer de Simandou, au nez et à la barbe du géant minier anglo-saxon Rio Tinto.

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