Après 17 ans, le Metropop tire la prise

FestivalLargement déficitaire depuis plusieurs années, le rendez-vous lausannois n’a pas trouvé de solution pour s'assurer un avenir.

Pendant 17 ans, le Metropop a navigué entre sold out et déficits. Avec à la clé, des dizaines de concerts souvent de qualité, comme ici Kerenn Ann en 2011.

Pendant 17 ans, le Metropop a navigué entre sold out et déficits. Avec à la clé, des dizaines de concerts souvent de qualité, comme ici Kerenn Ann en 2011.

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Le mauvais bilan de l’édition 2017 du Metropop laissait peu de place à l’optimisme. Le couperet est tombé jeudi matin: l’association Building 14, organisatrice du festival lausannois depuis 2001, jette définitivement l’éponge, après avoir essayé durant plusieurs mois de trouver une solution pour éponger les dettes et s’assurer un modèle de fonctionnement viable.

En cause, selon le fondateur François Biolay, une conjonction de facteurs allant du soutien public aux coûts de location de la salle Métropole et à la chute du sponsoring. «En moyenne, nous avons reçu par édition 30 000 francs d’aide de la Ville, dont 20 000 repartaient dans ses caisses via la taxe sur le divertissement.

De plus, la nouvelle gestion du Métropole a fait grimper les frais de location de 50%, toujours sans l’utilisation des bars. Les grands sponsors ont coupé leur soutien à des petits événements. Enfin, les artistes exigent des cachets toujours plus élevés et, fait nouveau, des infrastructures techniques plus coûteuses.» À sa liste, François Biolay accepte d’ajouter un éventuel manque de vista dans le menu proposé, la dernière édition ayant rassemblé 3000 spectateurs en trois soirs, alors que la salle peut accueillir le double.

L’association Building 14 a annoncé sa faillite en début d’année, avec 50 000 francs de créances impayées. «La Ville, qui avait augmenté son aide à 48 000 francs (ndlr: sur un budget de 350 000 francs couvert aux deux tiers par la billetterie), nous a accordé 6000 francs de plus pour rester en bons termes avec nos créanciers. Mais elle n’a pas voulu augmenter son soutien.»

Après le For Noise et Electrosanne, le Metropop rejoint la liste des festivals lausannois débranchés. «On est venu combler un manque total en 2001, note François Biolay. Aujourd’hui, c’est tout le contraire: il y a un trop-plein évident.» (24 heures)

Créé: 11.10.2018, 17h55

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