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En 2019, l’entrée sera gratuite au Mamco

Pour son bicentenaire, Mirabaud octroie au musée une subvention exceptionnelle, offrant l’accès libre à tous.

René Daniëls, «Borsalino», 1981, coll. particulière.
René Daniëls, «Borsalino», 1981, coll. particulière.
court. Museum Dhondt-Dhaenens, Deurle

Rendre l’art contemporain accessible au plus grand nombre. Prêchée depuis longtemps par le Mamco (Musée d’art moderne et contemporain), cette volonté d’ouverture et de partage se concrétise en 2019 par une mesure très agréable pour le public: l’entrée du musée lui sera, tout au long de l’année, offerte – le billet coûte habituellement 15 francs. C’est le Groupe Mirabaud, partenaire de l’institution depuis 2017, qui a rendu possible cette gratuité, par le biais d’une subvention exceptionnelle allouée à l’occasion de son 200e anniversaire.

«Nous sommes très attachés à ce musée, dont nous apprécions la qualité des collections et du travail, a souligné Lionel Aeschlimann, associé gérant de Mirabaud, lors d’une conférence de presse lundi. Quand on célèbre son bicentenaire, on se demande ce qu’on peut faire pour les autres: quoi de plus beau que d’ouvrir le Mamco aux Genevois et aux visiteurs du monde entier?» La banque, qui ne souhaite pas révéler le montant de l’opération, poursuit ainsi son engagement envers le Mamco et l’art contemporain. Pour la troisième année consécutive, elle soutiendra aussi le projet «In course of acquisition» pendant Artgenève, consistant pour le musée à acheter des œuvres durant les cinq jours de la foire en vue d’enrichir sa collection.

Le nouveau statut de l'image

Outre cette réjouissante nouvelle, Lionel Bovier, directeur de l’institution, a également annoncé le contenu des prochaines séquences d’exposition, qui s’attacheront aux évolutions de la notion d’image dans l’histoire de l’art récente. Libérée au cours du XXe siècle des catégories traditionnelles des Beaux-Arts (photographie ou peinture, figuration ou abstraction, etc.), l’image possède désormais un nouveau statut qui dépasse son aspect matériel et son message. «Aujourd’hui, elle est non seulement la toile et le peintre, par exemple, mais aussi le châssis, l’atelier, le système marchand ou la critique d’art», explique Lionel Bovier.

Observant le protocole mis en place depuis deux ans, cette problématique s’envisagera en trois épisodes au cours de l’année, articulés en différents accrochages se répondant dans l’ensemble du bâtiment. Au printemps, le premier chapitre s’ouvre avec deux rétrospectives simultanées consacrées à des artistes qu’apparemment tout oppose, entre figuration et abstraction: René Daniëls et Marcia Hafif. L’acte estival explicitera l’image comme résultat d’un processus, notamment à travers une présentation monographique de Walead Beshty; l’ultime volet, à l’automne, suivra «deux démarches d’expérimentation radicale de la peinture», avec des rétrospectives vouées à Martin Barré et Rosemarie Castoro.

www.mamco.ch

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