Passer au contenu principal

3 trucs à savoir sur…«Mary, Queen of Scots»

Star pourtant royale, Ronan Saoirse ne peut sauver de l’invraisemblance cette libre adaptation de l’histoire.

1 Une reine très cinématographique

La très catholique Mary Stuart (1542 – 1587) a beaucoup inspiré les actrices, offrant matière à de glorieuses performances avant qu’elle ne perde la tête dans son duel avec sa cousine protestante Elizabeth Ire. Voir Katharine Hepburn, Vanessa Redgrave, Liz Taylor etc. La reine du cinéma indépendant Ronan Saoirse s’y essaie avec bonheur.

2 Une relecture très libre

Inspirée de son propre aveu par les audaces de son compatriote Shekhar Kapur dans «Elizabeth» en 1998, la réalisatrice Josie Rourke, venue du théâtre, secoue l’histoire et filme sous les couettes d’inédites péripéties. À l’instar de «La favorite» qui en d’autres temps, chronique les amours lesbiennes de la reine Anne d’Angleterre, le scénario de Beau Willimon suggère entre les cousines des relations opaques. Les jeux de cour aiguisent ainsi une dramaturgie interne, de la tension amoureuse à la haine politique, du glissement d’Elizabeth vers de mâles pulsions en manipulations courtisanes.

3 Des historiens pas contents du tout

Les historiens mettent en doute l’attraction sexuelle suggérée entre Mary et Elizabeth. The Telegraph dénonce de la «pornographie historique à l’usage de la génération Instagram», The New York Times ironise et imagine «la surprise des étudiants en histoire quand ils découvriront que le sort de l’Écosse a en partie, tenu à un cunnilingus». Culotté, donc.

Biopic (G.-B., 125’, 12/14) Cote: *

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.