«My French Valentino» chez Barnabé

DanseÀ Servion, le fameux acteur de l’ère du muet est remis d’actualité par la chorégraphe Valérie Lacaze.

Rudolph Valentino «relié au monde d’aujourd’hui».

Rudolph Valentino «relié au monde d’aujourd’hui». Image: DR

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Après avoir rassemblé près de 50'000 spectateurs à travers le monde avec «Camille Claudel, la mariée de l’oubli» (2012) et «Qualia ou la vie d’artiste» (2013), la chorégraphe franco-suisse Valérie Lacaze revient avec un nouveau spectacle autour de la star internationale du cinéma hollywoodien des années 20 Rudolph Valentino (1895-1926). Créé avec les danseurs et professeurs de l’École-Atelier Rudra Béjart de Lausanne, «My French Valentino» brosse le portrait d’un nouveau venu dans un monde de paillettes, provoquant rapidement l’hystérie collective, au milieu d’autres vedettes du cinéma muet comme Douglas Fairbanks et l’incontournable Charlie Chaplin.

Richement documentée, la metteuse en scène a d’abord rêvé son spectacle, avant de se plonger dans de nombreuses archives et journaux intimes du personnage, pour concevoir un spectacle qui résonne avec notre temps. «J’aime relier mes récits au monde d’aujourd’hui, explique-t-elle. Cette histoire a eu lieu il y a pratiquement un siècle en arrière, mais les problématiques sont restées les mêmes aujourd’hui pour les danseurs qui tentent de se faire une place dans les grandes capitales.» Parti d’Italie, l’homme a ensuite voyagé à Paris puis aux États-Unis. Dans la création, il rencontrera d’autres stars de Hollywood, une liberté prise par Valérie Lacaze pour donner quelques repères au public. Ainsi il fera la connaissance de Joséphine Baker et d’une des créatrices de la danse moderne aux États-Unis, Ruth Saint Denis. «Dans la réalité, toutes ces personnalités se trouvaient à quelques kilomètres les unes des autres, sans jamais se rencontrer! De plus, aucune d’entre elles ne savait à l’époque qu’elle deviendrait une star!»

Créatrice de nombreux spectacle avec l’École-Atelier Rudra Béjart depuis 1996, Valérie Lacaze sait aussi l’importance du jeu pour un danseur. «Ce sont des acteurs. Dans un ballet narratif, on doit faire ce qu’on appelle une métamorphose, c’est-à-dire prendre littéralement l’esprit du personnage qu’on incarne.» Avec une vingtaine de rôles différents, tous les élèves ont ainsi dû faire un gros travail d’interprétation, en plus de tous les aspects techniques inhérents au ballet.

Servion, Théâtre Barnabé Ve 17 et sa 18 mai (20 h 30) www.barnabe.ch

Créé: 16.05.2019, 10h41

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