«Souvenez-vous que la vie est fragile»

Beaux livres sous le sapinSi les éditeurs deviennent frileux en matière de beaux livres d’art, les estampes japonaises gardent leur faveur. Démonstration.

«L'estampe japonaise», texte de Nelly Delay. Ed. Hazan.

«L'estampe japonaise», texte de Nelly Delay. Ed. Hazan. Image: DR

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En luxueux coffret ou sobre accordéon de papier, les livres d’estampes japonaises règnent. Doctorante en histoire de l’art, Amélie Balcou note même que «les éditeurs, désormais frileux dès qu’il s’agit de publier des beaux livres d’art, restent très preneurs de concepts éditoriaux autour de l’estampe». La Française voit dans la permanence de cet engouement plusieurs explications. «L’estampe, à l’origine, se destine à la bourgeoisie, pas aux nobles. Elle veut séduire, elle est collectionnée en masse. Sa technique même est propice à capter le mouvement de la vie.»

Une imagerie universelle, portée à l’occasion sur le fantastique, enracine la discipline depuis des millénaires. «Au Japon, où dominent bouddhisme et l’animisme, tout est considéré comme relevant du vivant. Une chaise peut avoir une âme. Une fois qu’il a 100 ans, un objet peut se réveiller. Cet esprit demeure jusqu’aux créations contemporaines. Voyez les films d’Hayao Miyazaki, innervés par ce lien fondamental homme et nature.»

Autre paramètre décisif, quand le succès de l’estampe retombe au Japon, vers 1880, ce sont les Européens qui s’emballent. Les peintres impressionnistes adoptent sa perspective, tel Cézanne ou Van Gogh. Monet cultive son jardin japonais à Giverny. À la fin du XIXe s., le japonisme passe d’épiphénomène au rang de vague massive.

À l’exemple d’Edmond de Goncourt qui, en 1896, publie la première biographie originale d’Hokusai (1760-1849), une mythologie se crée. «Les historiens puiseront des clichés et des erreurs dans cette traduction approximative. L’idée notamment qu’Hokusai est dingue, traumatisé par son enfance, alors que ce génie est désigné simplement comme «fou de dessin».» Et Amélie Balcou d’ironiser: «Les gens aiment le mythe de l’artiste maudit et là, je préfère rappeler la triste fin d’Hokusai. Accablé par les créanciers, il s’exile et ne rentre qu’au temps de la famine, pour mourir dans l’oubli. Il reste beaucoup à étudier chez ce géant, sa production en noir et blanc notamment, ses travaux sur l’architecture ou les arts décoratifs. Ou l’érotisme sur une courte période de cinq ans. Un mystère!»

L’historienne remarque aussi que la superstar, comme l’autre géant de la discipline, Hiroshige (1797-1858), a quelque peu éclipsé d’autres représentants majeurs. De quoi repartir en expédition dans ces vastes terrae incognitae qui s’étendent jusqu’au XXIe s. «De nos jours, de petits ateliers réutilisent les blocs de bois ancien des premiers tirages et produisent des réimpressions inédites. Mon grand-père, qui a beaucoup voyagé au Japon dans les années 40, avait ainsi ramené des planches d’Utamaro (1753-1806).

Voir encore «Cent aspects de la lune», de Yoshitoshi, somptueuse suite exhumée par l’éditeur Citadelles & Mazenod. Conçue durant l’ère Meiji, de 1885 à 1892, la série fascine aujourd’hui comme jadis, quand les clients de l’artiste se jetaient sur les tirages, les épuisant dès le matin de la parution. L’ensemble, des récits aux illustrations, est restitué en fac-similé intégral, tel un grimoire magique. «Un livre remarquable, s’exclame Amélie Balcou, fair-play face à cette publication concurrente.

Yoshitoshi relance aussi la discipline, rendue obsolète par l’arrivée d’autres outils de reproduction de masse, photographie et lithographie.» Le maître pose en parfait prototype du charme persuasif de l’estampe. Son art révolutionnaire est chargé de paradoxes entre tradition et modernité, ancré dans une civilisation, tendu vers l’imaginaire céleste.

«À mon avis, cette séduction qui dure s’explique surtout par une intimité immédiate avec les éléments naturels. Hokusai a posé les bases d’un langage simple et efficace, universel. Même si un récit plus complexe s’y cache. Ainsi l’estampe peut devenir une arme contre la censure des shoguns. Dans un triptyque fameux, Kumiyuchi croque un héros endormi. À ses pieds, une araignée géante génère des petits monstres armés, symbole des villageois en colère. Même si vous ignorez ces références, ces dessins nous parlent, sans qu’il soit nécessaire de comprendre leurs ramifications mythologiques, sociales ou politiques.»

Et de développer le concept de l’ukiyo-e, ou monde flottant. «Cela correspond à l’humanisme en Occident, une philosophie qui indique de se laisser flotter, sans trop se tracasser du destin. Car la nature surpuissante risque d’emporter les hommes, comme les pécheurs noyés par la grande vague d’Hokusai. «Souvenez-vous que la vie est fragile» dit l’estampe, comme un memento mori.»


Coup de cœur

Portrait de famille Magnum en Chine

Chine, Beijing, 1982. Des Chinois dévisagent des «Longs Nez», terme qui désigne les Occidentaux, y compris... le photographe Patrick Zachmann. MAGNUM

Dans cet ouvrage dédié à la Chine, l’agence Magnum ne se contente pas de sortir de magnifiques morceaux de bravoure de ses archives.

Fidèles à l’esprit des pères fondateurs, Capa, Seymour, Cartier-Bresson, Rodger et Vandivert, les directeurs de l’ouvrage, Zhen Ziyu et Colin Pantall, ambitionnent d’aller au-delà du travail photographique.

Car si des débuts de Magnum, en 1947, à nos jours la puissance esthétique des œuvres demeure indéniable, la position variable de ses reporters autorise des remises en question passionnantes. Et de fait, au-delà du type de modus operandi – commande d’un magazine ou reportage en solo – la production Magnum n’a cessé d’évoluer et de se moduler sur un pays mouvant autant que sur celui qui le contemple. Ainsi remarque Zhen Ziyu, quand Robert Capa débarque en Chine en 1938 et en ramène une couverture pour «Life», l’Américain rompt avec une imagerie «d’ignorance et de misère, où se mêlent des relents orientalistes, voire racistes».

Et quand Patrick Zachmann, en 1982, photographie à son tour un Chinois ordinaire, il expose un être qui en dévisage un autre avec une égale curiosité. «Il réussit à rendre le regard des Chinois sur ces Occidentaux, ces «Longs Nez.» Prompts à nuancer, tant les membres de Magnum sont recrutés pour leur singularité artistique, les auteurs définissent néanmoins deux grandes périodes. La première, «les années qui ont précédé la mort de Mao, ère de pénurie d’images en raison de l’isolement politique du pays», se voit souvent comblée par un regard humaniste.

Le Français Marc Riboud, parmi les plus grands, lui donne sa noblesse, loin d’images folkloriques de taï-chi ou de pêche au cormoran. À l’ère formatée du mensonge propagandiste succède ce que Zheng Ziyu appelle «la photosaturation». Les photographes chinois et occidentaux se rapprochent, tendent à repérer les particularismes, actualités, détails identiques. De là, les projets personnels prennent une ampleur plus décisive. Voir Martin Parr ou de Carolyn Drake, dont les portfolios s’identifient par leur style avant même le sujet sur lequel il s’applique.

Reste qu’à l’heure où le photojournalisme devient toujours plus ardu à financer, ce portrait de groupe chinois fascine jusque dans son dialogue devant et derrière l’objectif.

«Magnum Chine»
Dirigé par Colin Pantall et Zheng Ziyu, textes de Jonathan Fenby
Éd. Actes Sud, 375 p.

Créé: 14.12.2018, 21h23

Toutankhamon va briller

Prononcez le nom de Toutankhamon, vous verrez les yeux briller! D’autant plus s’ils se posent sur les photographies du mobilier funéraire contenu dans la tombe de ce pharaon, mort au sortir de l’enfance, réalisées par Sandro Vannini grâce à un procédé technologique inédit, et recueillies par Taschen dans une magnifique somme d’érudition. Neuf égyptologues y expliquent la vision qu’avaient de l’au-delà les Égyptiens du XIVe siècle av. J.-C. Instructif.
P.Z.



«Toutankhamon. Le voyage dans l’au-delà»

Illustré par les photos de Sandro Vannini, Éditions Taschen, 450 p.

A chaque société son zoo

Le concept paradoxal du zoo, qui prive des animaux sauvages de liberté, peut rebuter. En étudiant son évolution, Pascal Jacob, historien du spectacle, y décèle surtout des marqueurs sociaux singuliers. La volonté de capturer le règne animal se matérialise dès l’âge des cavernes. De l’Antiquité aux Lumières, du motif de l’arche de Noé aux cabinets de curiosités, le désir d’asservir la faune ne cessera plus. Les «jardins animés» matérialisent utopies, fantasmes et mercantilisme. Édifiant.
C.LE



«La fabuleuse histoire du zoo»

Pascal Jacob, Éditions Seuil, 176 p.

Le film d’horreur dégouline

L’Américain Michael Mallory coupe à regret le robinet d’hémoglobine en 2007, avec «Paranormal Activity». Car le genre du film d’horreur, bijou fauché ou superproduction pharaonique, lui semble éternel. L’expert en pop culture fouille dans les poubelles des monstres. Et d’en tirer des fiches cultes suintant l’anecdote, et des parallèles. Ainsi les savants fous qui pullulent sur pellicule dans les années 30-40 reflètent le bond du progrès scientifique, les gosses diaboliques des sixties émanent du malaise religieux, les massacres des années 80 évoquent les tueurs en série façon Charles Manson. Une hémorragie de détails passionnants.
C.LE



«Le cinéma d’horreur»

Michael Mallory, Éd. Hoëbeke, 228 p.

Klimt survit au centenaire

Klimt, star de Vienne à Paris 100 ans après sa mort, ne lasse pas. Sans doute parce qu’il règne sur une période aussi faste que son génie. Car la Sécession (1897-1905) a révolutionné la capitale de l’Empire austro-hongrois, épicentre phénoménal. Mahler, Schönberg, Klimt ou Hoffmann y imaginent le concept d’art total. Un trio d’experts analyse le «Gesamtkunstwerk» avec une puissance colossale où la richesse des textes se combine à 1200 illustrations. Sans complaisance à l’air du temps, les auteurs éclairent le rôle crucial des femmes dans ce mouvement. Brillantissime.
C.LE



«Vienne 1900»

Christian Brandstätter, Daniela Gregori, Metzger, Éd. Citadelles
& Mazenod, 544 p.

L’œil fascine les artistes

Lorsqu’il imagina son «Encyclopédie essentielle», Robert Delpire eut pour dessein de composer «des livres à triple lecture»: celle de l’imagerie, de la légende des illustrations et, bien sûr, du texte. Ce précepte trilogique se retrouve dans «L’œil», ultime ouvrage de cette collection prestigieuse créée dans les années 1950 par le célèbre éditeur, décédé à l’automne 2017. L’écrivain et dramaturge Wajdi Mouawad pose son regard de poète sur la riche iconographie du livre, des planches d’anatomies du XVIIIe siècle aux chefs-d’œuvre contemporains de la peinture et de la photographie.
N.R.



«L’œil»

Robert Delpire et Wajdi Mouawad, Éd. Actes Sud, 77 p.

La montagne se revisite

Vous aimeriez qu’on vous raconte l’histoire du ski, la vie et l’agonie d’un mélèze, l’activité des marmottes en été hors de leur terrier ou l’érosion des montagnes par la glace? Bernard Fischesser, ingénieur agronome et forestier, se fait une joie de passer en revue, de manière fouillée et ludique, tous les phénomènes touchant à l’univers de la montagne. L’ouvrage est escorté de mille photos, dessins et schémas explicatifs fort utiles.
P.Z.



«La vie de la montagne»

Bernard Fischesser, Éditions Delachaux et Niestlé, 384 p.


Les trouvailles d’Heidi

Qu’est-on sûr de trouver sur les marchés d’Afrique, d’Accra à Morovia? Le petit cube Maggi, pardi! À l’instar du fameux bouillon, conçu en 1908 par Julius Maggi Cie à Kemptthal (ZH), de nombreux symboles, marques et personnalités helvétiques ont essaimé dans le monde. Par exemple, c’est le Zurichois Hans Gamper qui a créé le FC Barcelone, à Ernest Guglielminetti que l’on doit l’invention de la route goudronnée, en 1902 à Monaco. Xavier Casile poursuit son insatiable quête de la suissitude, en dénichant cinquante icônes à croix blanche à travers la planète.
I.L.



«What a Good Heidi, le meilleur de la Suisse dans le monde»

Xavier Casile, Éd, Good Heidi Production, 52 p.

Bruegel dans le détail

Les détails miniaturisés, des récits peints microscopiques dans le récit d’une passion infinie pour les mœurs et l’expression de la vie: qui n’a jamais rêvé de ne rien manquer de la verve de Pieter Bruegel l’Ancien tout en troussant les indices subversifs semés dans ses huiles? L’exploit s’annonce d’envergure, l’enquête chevronnée, mais en livrant l’un de ces miroirs grossissants dont elles ont le secret, les Éditions Taschen aident à cerner ce peintre fou furieux de complétude. 450 ans après son décès, le pavé, difficile de dire autrement, le célèbre en humaniste et cerne sa clairvoyance.



«Bruegel, l’œuvre complet»

Jürgen Müller et Thomas Schauerte, Éd. Taschen, 492 p.

Des reliques, toutes belles

Du faste, de la prestance, de l’outrance, du flamboyant, le podium croule sous le poids de tant de brillance! Très haute couture, le défilé n’est pourtant pas celui que l’on pourrait croire: c’est dans les églises et les couvents de Suisse que la photographe Carole Alkabes a chassé ses modèles réellement squelettiques et trouvé ce peuple de reliques oubliées. Fabuleuse débauche d’apparats, de pierreries et d’étoffes, l’immortelle collection s’assume, fascinante, en gros plans et en majesté dans un vrai trésor de livre. Le récit, fort détaillé et documenté, de ce culte des reliques, en plus.
F.MH.



«Martyrs, les reliques oubliées»

Carole Alkabes, Éd. Favre, 215 p.

Basquiat se fait le mur

Le plus coté des mauvais garçons – avec un record à 110,5 millions de dollars en 2017 – n’était pas encore un poids lourd de la collection XXL de chez Taschen. Mais il était dit que la maison n’allait pas rater l’année des 30 ans du décès d’un prodige mort à 28 ans! Et justement, c’est du temps que l’ouvrage (300 dessins et peintures) donne à l’œuvre, comme à l’artiste. Il en faut pour décrypter ses récits fourmillant de signes mystérieux et télescopant toutes sortes d’indices. Il en faut aussi pour se balader dans l’esprit explosif de ce génie et suivre la dynamique de ses audaces.
F.MH.



«Jean-Michel Basquiat, and the Art of Storytelling»

Hans Werner Holzwarth, Eleanor Nairne, Éd. Taschen, 499 p.

Le comble du suspense

Le Far West, un cow-boy, un Indien. Le duel peut commencer. Entre ces deux hommes, une rivière et un compte à régler. On ne sait pas lequel, eux-mêmes non plus d’ailleurs. S’ils le savaient, ils mettraient peut-être plus de cœur à l’ouvrage. Ils se défient mais se laissent distraire par tout ce qui peut arriver dans ce coin paumé: un nuage, un train ou un bison qui va bousculer les règles de ce duel. L’histoire est construite comme un western de cinéma, avec de longs plans-séquences. Elle s’étire sur une centaine de pages gorgées de couleurs et d’échanges assez cocasses. Cet album a été sacré «Pépite» du livre illustré au dernier Salon du livre jeunesse de Montreuil.



«Duel au soleil»

Manuel Marsol, Éditions L’Agrume, 100 p. Dès 6 ans

Cherche et trouve!

Quand cinq éléphants entreprennent de faire le tour du monde avec tout leur barda sous le bras, on devrait pouvoir les repérer de loin. Or, dans ce grand album, c’est tout le contraire: les gros aventuriers sont plutôt noyés dans des scènes fourmillant de vie et de détails qui montrent les lieux où ils débarquent. Chaque étape de leur périple se déploie sur une double page, dans laquelle le regard plonge avec délices pour se perdre dans les rues de Rome, de New York ou de Tokyo. Le but de ce «cherche et trouve» éléphantesque est de repérer les cinq complices dans ces villes trépidantes, voire même au fond de l’Amazonie, et, en passant, d’en savoir un peu plus, mais pas trop, sur ces destinations.



«Trompissime»
Guillaume Cornet,Éditions de La Martinière jeunesse, 48 p. Dès 6 ans

Le classique indémodable

«Aujourd’hui, je suis fier de donner à mon tour avec ces dessins un visage à François Lepic, le petit garçon qui a réalisé l’exploit de grandir avec le plus lourd fardeau du monde. Une mère sans amour.» Ainsi parle Ronan Badel, qui vient d’illustrer magnifiquement le fameux «Poil de carotte» de Jules Renard. Un roman poignant, en partie autobiographique, qui raconte l’histoire du petit dernier de la famille Lepic, que tout le monde surnomme ainsi à cause de ses cheveux roux et de ses taches de rousseur. Toutes les brimades, les injustices et les traitements dégradants dont l’enfant est victime au sein de sa famille auraient facilement pu le détruire. Mais le garçon, doté d’humour et d’une certaine philosophie, parvient malgré tout à garder le cap et même à se rebeller, contre toute attente. Dans cette édition de belle facture, le texte intégral est mis en page de manière aérée, afin de laisser des respirations bienvenues dans la lecture et faire place aux dessins. Ils sont entièrement couleur carotte, que des traits noirs viennent assombrir ou des taches blanches illuminer. Comme les états d’âme du jeune Lepic.



«Poil de Carotte»

Jules Renard, illustré par Ronan Badel, Éditions Flammarion jeunesse, 160 p. Dès 11 ans

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