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Accrochage et le Prix Manor font le coup du vide au Musée cantonal des beaux-arts

Entre la salle déserte d’Annaïk Lou Pitteloud et les colifichets contemporains, il faut chercher les œuvres valides. Mais il y en a. Critique.

Avec le Prix culturel Manor Vaud 2016, Annaïk Lou Pitteloud, il ne reste plus qu’à lever les yeux au ciel et tenter d’apercevoir un infini qui s’échappe.
Avec le Prix culturel Manor Vaud 2016, Annaïk Lou Pitteloud, il ne reste plus qu’à lever les yeux au ciel et tenter d’apercevoir un infini qui s’échappe.

A visiter la treizième mouture d’«Accrochage», exposition annuelle consacrée à la scène artistique vaudoise, il est tentant de rouvrir le procès de l’art contemporain. Les impasses et les insignifiances du genre se bousculent en effet au Musée cantonal des beaux-arts, dispensant largement de quoi alimenter les arguments de ses contempteurs qui ne voient en lui qu’un système en circuit fermé, destiné aux spécialistes et aux collectionneurs. Il y a de quoi s’inquiéter puisque les 28 artistes exposés sont issus d’une «sélection sévère» – selon les mots de la conservatrice Nicole Schweizer – effectuée parmi 208 dossiers de candidatures.

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